La carte de Alfred de Musset
Pot-au-feu bourgeois et son bouilli
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Relevé de potage (le socle du dîner quotidien)

Pot-au-feu bourgeois et son bouilli

QuotidienDocumentée🧂 🍄facile4 h
Relevé de potage (le socle du dîner quotidien)

Pot-au-feu bourgeois et son bouilli

Pourquoi ce plat ? C'est le plat-pilier de toute table bourgeoise parisienne du temps de Musset : un seul feu donne le bouillon servi en potage, puis la viande « bouillie » pour le corps du repas. Économe et nourrissant, il revenait sans cesse sur la table de la rue des Martyrs où vivait sa famille.

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Relevé de potage (le socle du dîner quotidien)

Un morceau de bœuf et des légumes-racines mijotés des heures dans l'eau. On boit d'abord le bouillon doré sur du pain, puis on partage la viande fondante avec un peu de gros sel et de cornichons.

Ah, le pot-au-feu ! Voilà le seul amour qui ne vous trahit jamais, mon cher lecteur. Ma mère le mettait sur le feu au matin et l'on n'y touchait qu'à la nuit, quand la maison tout entière sentait bon le bouillon. Le secret, je vous le livre : que jamais l'eau ne bouille à gros bouillons, qu'elle frémisse seulement, comme un cœur qui hésite — sans quoi votre viande durcit et votre bouillon se trouble. Écumez, écumez encore, et vous aurez de l'or liquide.
Alfred de Musset
Ingrédients
  • Pièce de bœuf à bouillir (gîte, paleron)un beau morceau (viande et goût du bouillon)
  • Os à moelleun tronçon (richesse et moelle)
  • Carottes, navets, poireauxune botte (légumes du bouillon)
  • Oignon piqué de girofleun (parfum)
  • Gros sel, poivre en grainsselon le goût (assaisonnement)
Comment on faisait : Au XIXe siècle, le pot-au-feu mijotait sur la plaque de fonte du fourneau ou dans l'âtre, parfois toute une journée. Le bouillon servait aussi de base à d'autres sauces et soupes : rien ne se perdait.
Sources : Jules Gouffé, Le Livre de cuisine (1867) · Tradition culinaire bourgeoise parisienne du XIXe siècle

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