retournerGrog du soir — eau-de-vie chaude des nuits glacées
Grog du soir — eau-de-vie chaude des nuits glacées
Pourquoi ce plat ? Entre deux relevés sous la tente, ou de retour des nuits d'observation, un grog brûlant — rhum ou eau-de-vie, eau chaude, sucre, citron — était le réconfort classique des marins et explorateurs allemands face au froid. Wegener buvait « occasionnellement » de l'alcool ; ce verre chaud était davantage un remède au gel qu'un plaisir.
Un verre fumant d'eau-de-vie additionnée d'eau chaude, de sucre roux et d'un trait de citron. Simple, vif, sucré-acidulé : il réchauffe les mains autant que la gorge.
Quand on rentre transi d'une nuit passée à lire le baromètre et les étoiles, on ne refuse pas un grog bien chaud. La règle des marins, je vous la livre : du rhum pour la force, de l'eau pour la longueur, du sucre pour la douceur, et du citron pour la santé. On le boit lentement, les mains autour du verre, et l'on sent enfin le sang revenir au bout des doigts.
- •Rhum ou eau-de-vie — un fond de verre (base, chaleur)
- •Eau bouillante — selon le goût (allonge)
- •Sucre roux ou candi — un morceau (douceur)
- •Citron — un trait (acidité, anti-scorbut)
Grog du soir — eau-de-vie chaude des nuits glacées
Un verre fumant d'eau-de-vie additionnée d'eau chaude, de sucre roux et d'un trait de citron. Simple, vif, sucré-acidulé : il réchauffe les mains autant que la gorge.
Pourquoi ce plat ? Entre deux relevés sous la tente, ou de retour des nuits d'observation, un grog brûlant — rhum ou eau-de-vie, eau chaude, sucre, citron — était le réconfort classique des marins et explorateurs allemands face au froid. Wegener buvait « occasionnellement » de l'alcool ; ce verre chaud était davantage un remède au gel qu'un plaisir.
Quand on rentre transi d'une nuit passée à lire le baromètre et les étoiles, on ne refuse pas un grog bien chaud. La règle des marins, je vous la livre : du rhum pour la force, de l'eau pour la longueur, du sucre pour la douceur, et du citron pour la santé. On le boit lentement, les mains autour du verre, et l'on sent enfin le sang revenir au bout des doigts.
Ingrédients (version d’époque)
- Rhum ou eau-de-vie — un fond de verre (base, chaleur)
- Eau bouillante — selon le goût (allonge)
- Sucre roux ou candi — un morceau (douceur)
- Citron — un trait (acidité, anti-scorbut)
Ingrédients
- Rhum brun — 4 cl (base alcoolisée (à omettre pour version sans alcool))
- Eau bouillante — 150 ml (allonge chaude)
- Sucre de canne ou sucre candi — 1 à 2 c. à café (douceur)
- Jus de citron frais — 1 c. à café (acidité)
- Bâton de cannelle (facultatif) — 1 (parfum)
Préparation
- Réchauffez un verre épais ou une chope avec un peu d'eau chaude, puis videz.
- Mettez le sucre au fond, ajoutez le rhum et le jus de citron.
- Versez l'eau bouillante, remuez jusqu'à dissolution du sucre.
- Ajoutez éventuellement un bâton de cannelle et buvez bien chaud, à petites gorgées.
- Version familiale : remplacez le rhum par une infusion d'épices, gardez citron et sucre pour un « grog sans alcool ».
Comment on faisait : Le grog tient son nom d'un amiral britannique du XVIIIᵉ siècle, mais la pratique de couper l'alcool d'eau chaude sucrée et citronnée s'était répandue dans toutes les marines et expéditions polaires européennes. Le citron, embarqué pour prévenir le scorbut, donnait au remède sa pointe acidulée.
Le twist contemporain : Servi avec une rondelle de citron piquée de clous de girofle et un sucre candi brun qui fond lentement comme une calotte glaciaire.
Alfred Wegener · Charactorium





