La carte de Alice Guy
Potage Parmentier
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Le potage (premier service, ouverture du repas)

Potage Parmentier

QuotidienReconstitution🧂 🍄facile45 min
Le potage (premier service, ouverture du repas)

Potage Parmentier

Pourquoi ce plat ? Le potage du soir était le rituel immuable de toute maisonnée bourgeoise. Pour Alice Guy, habituée aux longues journées de tournage chez Gaumont puis à diriger la Solax, ce velouté de pomme de terre et poireau — simple, nourrissant, économe — incarne le repas ordinaire qu'on retrouve en rentrant, celui qui ne change pas qu'on soit à Belleville ou à Fort Lee.

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Le potage (premier service, ouverture du repas)

Un velouté lisse de pommes de terre et de poireaux, lié au beurre et adouci d'un trait de crème, servi bien chaud en ouverture du dîner. La quintessence du potage bourgeois : humble dans ses ingrédients, soigné dans son exécution.

Voyez-vous, sur un plateau de tournage on n'a jamais le temps de dîner comme il faut, alors le soir je tenais à mon potage. Le secret, je vous le confie, c'est de faire fondre les poireaux tout doucement dans le beurre avant d'y jeter les pommes de terre — jamais de précipitation, jamais de couleur. On passe le tout au tamis jusqu'à ce que ce soit lisse comme du velours, et l'on termine d'une noix de beurre frais hors du feu. Même à New Jersey, croyez-moi, c'est ce parfum-là qui me ramenait à la maison de Saint-Mandé.
Alice Guy
Ingrédients
  • Pommes de terre farineusesune bonne quantité (base du velouté)
  • Blancs de poireauxquelques-uns (douceur aromatique)
  • Beurre fraisun bon morceau (fondue des légumes et liaison)
  • Bouillon ou eau saléece qu'il faut pour mouiller (mouillement)
  • Crème fraîcheun filet (onctuosité finale)
Comment on faisait : Au tournant du XXe siècle, le potage du soir était quasi obligatoire dans les foyers bourgeois. La pomme de terre, longtemps méprisée, s'était imposée grâce à Parmentier au siècle précédent : son nom est resté attaché à ce potage. On le passait au tamis fin à la main, faute de mixeur, ce qui demandait du temps et du poignet.
Sources : Auguste Escoffier, Le Guide culinaire, 1903 · La Cuisinière bourgeoise (manuels ménagers du XIXe-XXe s.)

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