Bhog khichuri — riz-lentilles des grands jours
Un mélange réconfortant de riz parfumé et de lentilles mungo grillées, mijoté avec gingembre, curcuma et garam masala entier, enrichi de ghee et de légumes. Onctueux, doré, profondément rassasiant — le plat du don collectif.
Un mélange réconfortant de riz parfumé et de lentilles mungo grillées, mijoté avec gingembre, curcuma et garam masala entier, enrichi de ghee et de légumes. Onctueux, doré, profondément rassasiant — le plat du don collectif.
Viens, viens t'asseoir, il y a de la place pour tous ! Les jours de fête, ce corps regardait les marmites de khichuri grosses comme des tambours, et on faisait d'abord griller la dal mungo jusqu'à ce qu'elle embaume toute la cour. On la cuit avec le riz gobindobhog, le gingembre, un peu de ghee — jamais d'oignon, baba, c'est une nourriture pour le Seigneur. Et quand c'est offert d'abord à la Mère divine, le même riz devient prasad : alors mange-le comme une grâce, pas comme un repas.
- •Riz gobindobhog (petit grain parfumé) — deux mesures (base)
- •Lentilles mungo (moong dal) grillées à sec — une mesure (protéine, goût grillé)
- •Ghee — généreux (richesse et parfum)
- •Gingembre pilé, curcuma — selon le goût (couleur et chaleur)
- •Garam masala entier (cardamome, cannelle, clou de girofle), laurier, cumin — quelques graines (épices nobles)
- •Chou-fleur, petits pois, pomme de terre — selon la saison (légumes (cuisine du XXe s.))
- •Piment vert, asafoetida, sel, sucre — un peu (assaisonnement sattvique)
Bhog khichuri — riz-lentilles des grands jours
Un mélange réconfortant de riz parfumé et de lentilles mungo grillées, mijoté avec gingembre, curcuma et garam masala entier, enrichi de ghee et de légumes. Onctueux, doré, profondément rassasiant — le plat du don collectif.
Pourquoi ce plat ? Lors des grandes pujas et des rassemblements autour d'Ananda Moyî, à Kankhal comme à Dhaka, on cuisinait d'immenses marmites de khichuri offertes à la déesse puis distribuées à tous les fidèles. C'est LE plat de communauté du Bengale dévotionnel : nul n'a faim quand le bhog est partagé.
Viens, viens t'asseoir, il y a de la place pour tous ! Les jours de fête, ce corps regardait les marmites de khichuri grosses comme des tambours, et on faisait d'abord griller la dal mungo jusqu'à ce qu'elle embaume toute la cour. On la cuit avec le riz gobindobhog, le gingembre, un peu de ghee — jamais d'oignon, baba, c'est une nourriture pour le Seigneur. Et quand c'est offert d'abord à la Mère divine, le même riz devient prasad : alors mange-le comme une grâce, pas comme un repas.
Ingrédients (version d’époque)
- Riz gobindobhog (petit grain parfumé) — deux mesures (base)
- Lentilles mungo (moong dal) grillées à sec — une mesure (protéine, goût grillé)
- Ghee — généreux (richesse et parfum)
- Gingembre pilé, curcuma — selon le goût (couleur et chaleur)
- Garam masala entier (cardamome, cannelle, clou de girofle), laurier, cumin — quelques graines (épices nobles)
- Chou-fleur, petits pois, pomme de terre — selon la saison (légumes (cuisine du XXe s.))
- Piment vert, asafoetida, sel, sucre — un peu (assaisonnement sattvique)
Ingrédients
- Riz basmati ou gobindobhog — 200 g
- Moong dal (lentilles mungo cassées) — 100 g
- Ghee — 3 c. à soupe
- Gingembre râpé — 1 c. à soupe
- Curcuma — 1 c. à café
- Cumin en graines, 2 feuilles de laurier, 3 cardamomes, 1 bâton de cannelle, 3 clous de girofle — 1 lot
- Chou-fleur + pomme de terre + petits pois — 300 g au total
- Piment vert (facultatif), asafoetida — 1 piment + 1 pincée
- Eau chaude — 1 litre environ
- Sel, 1 c. à café de sucre — selon le goût
Préparation
- Griller la moong dal à sec dans une poêle jusqu'à parfum de noisette, puis la rincer.
- Faire fondre le ghee, y jeter cumin, laurier, cardamome, cannelle, clou de girofle et asafoetida ; laisser crépiter.
- Ajouter le gingembre et le curcuma, puis faire revenir brièvement le chou-fleur et la pomme de terre.
- Verser le riz et la dal égouttés, mélanger, couvrir d'eau chaude, saler et sucrer légèrement.
- Cuire à couvert et à feu doux jusqu'à ce que tout soit fondant et lié ; ajouter les petits pois en fin de cuisson et terminer par une cuillère de ghee cru.
Comment on faisait : Le bhog khichuri se cuisait dans d'énormes marmites de fonte, remué avec de longues pelles de bois, le riz gobindobhog (réservé aux offrandes) lui donnant son parfum. On l'offrait d'abord à la divinité, puis on le servait sur des feuilles de bananier ou des assiettes de feuilles cousues (shal pata) à des centaines de fidèles.
Le twist contemporain : Une louche de khichuri couronnée d'un trait de ghee fumant et d'une chips de chou-fleur rôti au four : le confort du prasad, version assiette du dimanche.
Sources : Chitrita Banerji, Bengali Cooking: Seasons and Festivals · Pranab Kumar Sen (Bhaiji), Mother as Revealed to Me
Anandamayi Ma · Charactorium
