La carte de Gayatri Spivak
Cœur du thala (le poisson de rivière, plat central)

Sorshe Ilish, l'alose au lait de moutarde

FestifDocumentée🧂 🌶️ 🍄moyen40 min

Des darnes d'alose pochées dans une sauce de pâte de moutarde et d'huile de moutarde, avec des piments verts fendus. Gras, piquant, profondément parfumé : le grand plat des jours qui comptent.

Cœur du thala (le poisson de rivière, plat central)

Des darnes d'alose pochées dans une sauce de pâte de moutarde et d'huile de moutarde, avec des piments verts fendus. Gras, piquant, profondément parfumé : le grand plat des jours qui comptent.

Ah, l'ilish… il faut que je vous explique. Ce poisson n'est pas un poisson ordinaire ; c'est une saison, une humeur, presque une patrie. À la maison on broyait la graine de moutarde sur la pierre — jamais trop, sinon elle devient amère et vous trahit. On ne fait pas frire l'ilish trop fort, on le laisse à peine prendre dans son huile, puis on le couche dans la pâte de moutarde avec deux piments verts entiers. Et l'on mange cela avec du riz chaud, les doigts dans l'assiette, sans cérémonie inutile — car la vraie cérémonie, voyez-vous, est dans le goût.
Gayatri Spivak
Ingrédients
  • Alose hilsa (ilish)quelques belles darnes (poisson de fête)
  • Graines de moutarde noire et jaunebroyées en pâte (sauce signature)
  • Huile de moutardegénéreuse (cuisson et parfum)
  • Piments vertsquelques-uns fendus (chaleur)
  • Curcumaune pincée (couleur et nettoyage du poisson)
Comment on faisait : L'ilish au sorshe est un sommet de la cuisine bengalie, lié à la mousson et à des fêtes comme le nouvel an bengali (Poila Boishakh). Traditionnellement la pâte de moutarde se broyait au shil-nora, la pierre à moudre familiale, geste quotidien des cuisines de Calcutta.
Sources : Chitrita Banerji, « Bengali Cooking: Seasons and Festivals », 1997 · Pranab Ray, « Adi o Adhunik Bangla Ranna »