Poires au miel et aux épices, conservées pour l'hiver
Des poires pochées dans du vin et du miel parfumés à la cannelle et au girofle, conservées dans leur sirop. Une douceur de garde-manger qui traverse les mois, à servir en fin de repas ou en réconfort durant les jeûnes.
Des poires pochées dans du vin et du miel parfumés à la cannelle et au girofle, conservées dans leur sirop. Une douceur de garde-manger qui traverse les mois, à servir en fin de repas ou en réconfort durant les jeûnes.
Le sage économe ne laisse rien perdre des dons de l'automne. À l'arrière-saison, on cueillait les poires et on les faisait mijoter dans le vin et le miel, avec cannelle et girofle, puis on les serrait dans leur sirop au frais du cellier. Ainsi, même au cœur de l'Avent, quand le ventre jeûne, Nous pouvions offrir une douceur à Nos hôtes — car la pénitence n'interdit point la gratitude pour les fruits que le Seigneur fait mûrir.
- •Poires fermes — autant qu'on en a (fruit à conserver)
- •Miel — généreusement (conservateur et douceur)
- •Vin — de quoi couvrir (liquide de pochage et conservation)
- •Cannelle et clou de girofle — à discrétion (épices, conservation)
Poires au miel et aux épices, conservées pour l'hiver
Des poires pochées dans du vin et du miel parfumés à la cannelle et au girofle, conservées dans leur sirop. Une douceur de garde-manger qui traverse les mois, à servir en fin de repas ou en réconfort durant les jeûnes.
Pourquoi ce plat ? La curie romaine devait nourrir sa maison toute l'année. Conserver les fruits de l'automne dans le miel et le vin épicé permettait d'offrir une douceur à la table pontificale même en plein Avent, jeûne où le sucre des fruits adoucissait la rigueur du calendrier.
Le sage économe ne laisse rien perdre des dons de l'automne. À l'arrière-saison, on cueillait les poires et on les faisait mijoter dans le vin et le miel, avec cannelle et girofle, puis on les serrait dans leur sirop au frais du cellier. Ainsi, même au cœur de l'Avent, quand le ventre jeûne, Nous pouvions offrir une douceur à Nos hôtes — car la pénitence n'interdit point la gratitude pour les fruits que le Seigneur fait mûrir.
Ingrédients (version d’époque)
- Poires fermes — autant qu'on en a (fruit à conserver)
- Miel — généreusement (conservateur et douceur)
- Vin — de quoi couvrir (liquide de pochage et conservation)
- Cannelle et clou de girofle — à discrétion (épices, conservation)
Ingrédients
- Poires fermes (type Conférence) — 6 (fruit à conserver)
- Miel — 150 g (conservateur et douceur)
- Vin rouge ou blanc — 400 ml (liquide de pochage et conservation)
- Bâton de cannelle — 1 (épice)
- Clous de girofle — 4 (épice et conservation)
Préparation
- Peler les poires en gardant la queue, les déposer dans une casserole étroite.
- Couvrir de vin, ajouter le miel, la cannelle et les clous de girofle.
- Pocher à frémissement 25 à 35 minutes jusqu'à ce que les poires soient tendres mais entières.
- Retirer les poires, faire réduire le sirop de moitié pour le concentrer.
- Ranger les poires dans un bocal ébouillanté, couvrir entièrement du sirop chaud, fermer.
- Conserver au frais ; se garde plusieurs semaines, comme au cellier médiéval.
Comment on faisait : Le miel était le grand conservateur de l'Antiquité et du Moyen Âge avant le sucre de canne (rare et cher). Pocher les fruits dans le vin miellé et épicé prolongeait leur conservation et les transformait en douceur de prestige, prisée des tables ecclésiastiques.
Le twist contemporain : Servir une poire entière nappée de son sirop réduit, avec un éclat de pain d'épices émietté — pour le croquant et la mémoire du miel.
Anastase IV · Charactorium