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Vin aux épices coupé d'eau (à la mode de la curie)
Pourquoi ce plat ? L'ancrage de la table d'Anastase IV précise que le vin se buvait coupé d'eau selon l'usage monacal hérité par la curie. Aux jours de fête, ce vin était relevé de miel et d'épices — version romaine du vin aromatisé que tout le Moyen Âge appréciait à la fin du repas.
Du vin rouge chaud parfumé au miel, à la cannelle, au gingembre et au clou de girofle, puis allongé d'eau pour respecter la mesure monacale. Une boisson réconfortante, digestive et festive, à la lisière du remède et du plaisir.
L'ivresse messied au clerc, retiens-le bien : c'est pourquoi à Notre table le vin se mariait toujours à l'eau, comme l'enseignaient les moines. Mais qu'on ne croie pas la sobriété ennemie de la joie ! Les soirs de fête, on chauffait le vin avec du miel, de la cannelle et du girofle d'Orient, et l'on en buvait une coupe tempérée d'eau pour réchauffer les vieux os et aider la digestion. C'est doux, c'est épicé, et cela rend grâce à Dieu sans offenser la tempérance.
- •Vin rouge — un pichet (base)
- •Miel — à discrétion (douceur)
- •Cannelle — un bâton (épice)
- •Gingembre — un morceau (épice chaude)
- •Clou de girofle — quelques-uns (épice parfumée)
- •Eau — selon l'usage (tempérer le vin)
Vin aux épices coupé d'eau (à la mode de la curie)
Du vin rouge chaud parfumé au miel, à la cannelle, au gingembre et au clou de girofle, puis allongé d'eau pour respecter la mesure monacale. Une boisson réconfortante, digestive et festive, à la lisière du remède et du plaisir.
Pourquoi ce plat ? L'ancrage de la table d'Anastase IV précise que le vin se buvait coupé d'eau selon l'usage monacal hérité par la curie. Aux jours de fête, ce vin était relevé de miel et d'épices — version romaine du vin aromatisé que tout le Moyen Âge appréciait à la fin du repas.
L'ivresse messied au clerc, retiens-le bien : c'est pourquoi à Notre table le vin se mariait toujours à l'eau, comme l'enseignaient les moines. Mais qu'on ne croie pas la sobriété ennemie de la joie ! Les soirs de fête, on chauffait le vin avec du miel, de la cannelle et du girofle d'Orient, et l'on en buvait une coupe tempérée d'eau pour réchauffer les vieux os et aider la digestion. C'est doux, c'est épicé, et cela rend grâce à Dieu sans offenser la tempérance.
Ingrédients (version d’époque)
- Vin rouge — un pichet (base)
- Miel — à discrétion (douceur)
- Cannelle — un bâton (épice)
- Gingembre — un morceau (épice chaude)
- Clou de girofle — quelques-uns (épice parfumée)
- Eau — selon l'usage (tempérer le vin)
Ingrédients
- Vin rouge corsé — 500 ml (base)
- Miel — 3 c. à soupe (douceur)
- Bâton de cannelle — 1 (épice)
- Gingembre frais — 4 fines rondelles (épice chaude)
- Clous de girofle — 4 (épice parfumée)
- Eau — 150 à 200 ml (tempérer le vin)
Préparation
- Verser le vin dans une casserole avec le miel, la cannelle, le gingembre et les clous de girofle.
- Chauffer doucement sans jamais faire bouillir, laisser infuser 10 à 15 minutes.
- Goûter et ajuster le miel selon le vin.
- Allonger d'eau (chaude) selon l'usage monacal, jusqu'à un mélange tempéré.
- Filtrer et servir tiède dans des coupes.
Comment on faisait : Couper le vin d'eau était la norme depuis l'Antiquité et fut conservé par les règles monastiques médiévales par souci de tempérance. Le vin épicé et miellé (ancêtre de l'hypocras) se diffusait dans toute l'Europe, à la fois plaisir de table et remède réputé bon pour la digestion.
Le twist contemporain : Servir en version sans alcool avec du jus de raisin rouge chaud : même bouquet d'épices, accessible à toute la tablée familiale.
Anastase IV · Charactorium





