La carte de Érasme
Cotignac de coing
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Issue de table (confiture sèche digestive)

Cotignac de coing

RemèdeDocumentée🍯 🍋moyen1 h 30 (+ séchage)
Issue de table (confiture sèche digestive)

Cotignac de coing

Pourquoi ce plat ? Pour ménager son estomac délicat, Érasme aurait apprécié les confitures de coing, que les médecins de la Renaissance recommandaient en fin de repas comme remède digestif. Le coing, astringent et parfumé, faisait partie des « electuaires » de fin de repas. Un mets-remède à la mesure de cet homme attentif à sa santé.

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Issue de table (confiture sèche digestive)

Une pâte de coing épaisse, ambrée et translucide, à mi-chemin entre la confiture et la confiserie. Parfumée d'épices douces, sucrée et acidulée, on la mange en petits cubes à la fin du repas pour « refermer l'estomac ».

Mon ventre, je te l'ai conté, est un censeur sévère qui condamne la moitié de ce que j'avale. Aussi, après chère faite, je m'accorde un carré de cotignac : ce coing cuit longuement dans le sucre jusqu'à prendre couleur d'ambre et fermeté de cire. Les médecins le tiennent pour souverain contre les humeurs lourdes — et moi je le tiens surtout pour fort agréable, ce qui ne gâte rien. Suce-le lentement, lecteur, comme on savoure une sentence bien frappée des Anciens.
Érasme
Ingrédients
  • Coings mûrsplusieurs (fruit de base)
  • Sucre ou mielà poids égal de la pulpe (conservation et douceur)
  • Cannelle et gingembreune pincée (épices douces)
  • Eau de roseun trait (parfum)
Comment on faisait : Le cotignac (de cotoneum, le coing en latin) est l'une des plus anciennes confiseries d'Europe, héritière des « electuaires » médicinaux. On faisait épaissir la pâte de coing au sucre ou au miel jusqu'à pouvoir la couper, puis on la conservait des mois. Orléans en fit une spécialité réputée. Servie à l'issue de table, elle joignait le plaisir au prétendu bienfait digestif.
Sources : Nostradamus, Traité des fardements et confitures (1555) · Platine, De honesta voluptate (1474)

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