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Marmelade de coings au miel
Pourquoi ce plat ? Les « fruits préservés » figurent parmi les provisions de santé du capitaine. La marmelada de coing — dont le nom vient du portugais marmelo, le coing — était réputée bonne pour l'estomac et se gardait des mois en mer : exactement le genre de douceur médicinale qu'emportait un navigateur portugais.
Une pâte épaisse de coings cuits longuement avec du miel ou du sucre, jusqu'à devenir ferme et tranchable. Acidulée et sucrée, on la mangeait en fin de repas comme digestif et provision durable.
Sachez, vous qui m'écoutez, que tout n'était pas sel et biscuit à mon bord : un capitaine prend soin de son corps. J'emportais de la marmelada de marmelo, cette pâte de coing cuite jusqu'à prendre comme cire, douce et un brin acide sur la langue. Nos médecins la tenaient pour amie de l'estomac, et elle se gardait sans pourrir là où tout se gâtait. Une lame en tranchait un carré que je laissais fondre, songeant aux vergers du Portugal tandis que défilaient les côtes inconnues de l'Afrique.
- •Coings (marmelos) — plusieurs, bien mûrs (fruit de base)
- •Miel — abondant (sucrant et conservateur)
- •Eau — pour la première cuisson (attendrir)
Marmelade de coings au miel
Une pâte épaisse de coings cuits longuement avec du miel ou du sucre, jusqu'à devenir ferme et tranchable. Acidulée et sucrée, on la mangeait en fin de repas comme digestif et provision durable.
Pourquoi ce plat ? Les « fruits préservés » figurent parmi les provisions de santé du capitaine. La marmelada de coing — dont le nom vient du portugais marmelo, le coing — était réputée bonne pour l'estomac et se gardait des mois en mer : exactement le genre de douceur médicinale qu'emportait un navigateur portugais.
Sachez, vous qui m'écoutez, que tout n'était pas sel et biscuit à mon bord : un capitaine prend soin de son corps. J'emportais de la marmelada de marmelo, cette pâte de coing cuite jusqu'à prendre comme cire, douce et un brin acide sur la langue. Nos médecins la tenaient pour amie de l'estomac, et elle se gardait sans pourrir là où tout se gâtait. Une lame en tranchait un carré que je laissais fondre, songeant aux vergers du Portugal tandis que défilaient les côtes inconnues de l'Afrique.
Ingrédients (version d’époque)
- Coings (marmelos) — plusieurs, bien mûrs (fruit de base)
- Miel — abondant (sucrant et conservateur)
- Eau — pour la première cuisson (attendrir)
Ingrédients
- Coings — 1 kg (poids net épluché) (fruit de base)
- Miel (ou sucre) — 700 à 800 g (sucrant et conservateur)
- Eau — à couvrir (première cuisson)
- Jus de citron — 1 c. à soupe (aviver l'acidité et la prise)
Préparation
- Épluchez, épépinez et coupez les coings en morceaux.
- Cuisez-les à l'eau 25 à 30 minutes jusqu'à ce qu'ils soient bien tendres, puis égouttez.
- Réduisez-les en purée fine (mortier ou mixeur).
- Remettez la purée dans une casserole à fond épais avec le miel et le jus de citron.
- Cuisez à feu doux 30 à 45 minutes en remuant sans cesse : la pâte épaissit, fonce et se détache des bords.
- Étalez sur 2 cm dans un moule, lissez et laissez sécher 1 à 2 jours. Démoulez et tranchez en carrés.
Comment on faisait : Le mot « marmelade » vient du portugais marmelo (coing) : à l'origine, une marmelade était une pâte de coing, et non d'orange. Très riche en pectine, le coing prend en gelée ferme sans additif, et le sucre ou le miel agit comme conservateur naturel. Le Portugal en exportait dès le XVe siècle, et on lui prêtait des vertus digestives — d'où sa place dans les provisions de santé des voyages au long cours.
Le twist contemporain : Sers-la en fins carrés avec un fromage de brebis vieilli et quelques noix, à la mode ibérique, ou roule-la en bonbons d'époque saupoudrés de sucre.
Vasco de Gama · Charactorium





