Vivres frais des îles — banane et coco de l'escale
Assemblée toute simple de fruits frais et de chair de coco rapportés à bord lors d'une escale aux îles amies. Pas de cuisine savante : la fraîcheur même est le remède. Pour les marins épuisés par des semaines de biscuit et de salaisons, c'est un festin et une médecine.
Assemblée toute simple de fruits frais et de chair de coco rapportés à bord lors d'une escale aux îles amies. Pas de cuisine savante : la fraîcheur même est le remède. Pour les marins épuisés par des semaines de biscuit et de salaisons, c'est un festin et une médecine.
Dieu soit loué, nous avons trouvé terre amie ! Les insulaires nous apportent en pirogue des fruits que je ne sais nommer, des noix grosses comme deux poings pleines d'un lait frais, et de l'eau douce à remplir nos barriques. Mangez, mes gars, mangez tout ce qui pousse : c'est cela, et non la prière seule, qui chasse le mal qui fait saigner les gencives et tomber les dents. Après tant de semaines de biscuit, ceci a le goût du paradis.
- •Bananes mûres — ce que l'escale fournit (fruit frais)
- •Noix de coco — quelques-unes (chair et lait)
- •Eau douce de source — à volonté (boisson)
Vivres frais des îles — banane et coco de l'escale
Assemblée toute simple de fruits frais et de chair de coco rapportés à bord lors d'une escale aux îles amies. Pas de cuisine savante : la fraîcheur même est le remède. Pour les marins épuisés par des semaines de biscuit et de salaisons, c'est un festin et une médecine.
Pourquoi ce plat ? En 1643, aux îles Tonga, mes équipages se ravitaillent en fruits frais, en noix de coco et en eau douce : ces escales heureuses repoussent le scorbut qui ronge les hommes privés de vivres frais sur la grande mer.
Dieu soit loué, nous avons trouvé terre amie ! Les insulaires nous apportent en pirogue des fruits que je ne sais nommer, des noix grosses comme deux poings pleines d'un lait frais, et de l'eau douce à remplir nos barriques. Mangez, mes gars, mangez tout ce qui pousse : c'est cela, et non la prière seule, qui chasse le mal qui fait saigner les gencives et tomber les dents. Après tant de semaines de biscuit, ceci a le goût du paradis.
Ingrédients (version d’époque)
- Bananes mûres — ce que l'escale fournit (fruit frais)
- Noix de coco — quelques-unes (chair et lait)
- Eau douce de source — à volonté (boisson)
Ingrédients
- Bananes mûres — 4 (fruit frais)
- Noix de coco fraîche — 1 (ou 150 g de chair) (chair et lait)
- Jus de citron vert — 1 (fraîcheur acidulée et anti-oxydation)
- Miel — 1 c. à soupe (facultatif) (liant doux)
Préparation
- Ouvrir la noix de coco, récupérer l'eau et détailler la chair en lamelles fines.
- Éplucher et trancher les bananes en rondelles.
- Mêler bananes et coco, arroser du jus de citron vert pour réveiller le goût et éviter que la banane noircisse.
- Lier d'un filet de miel si on aime, et servir aussitôt, bien frais.
- Boire l'eau de coco à part, en rafraîchissement.
Comment on faisait : On ignorait au XVIIe siècle la cause du scorbut (la carence en vitamine C), mais l'expérience montrait que les escales et les vivres frais guérissaient les marins. Tasman note dans son journal les ravitaillements aux Tonga. Les fruits exacts disponibles sur place relèvent de l'évocation : on retient le principe du vivre frais salvateur. (Aucun produit du Nouveau Monde n'entre ici, conformément à l'époque et au lieu.)
Le twist contemporain : Dressé en bol façon « salade des îles » avec des copeaux de coco grillés : le remède des marins devient un petit-déjeuner ensoleillé.
Abel Tasman · Charactorium