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Hoppin' John (pois aux yeux noirs et riz)
Pourquoi ce plat ? Les black-eyed peas font partie de l'alimentation d'enfance attestée d'Angela Davis. Dans le Sud noir, le Hoppin' John se mange au Nouvel An pour attirer chance et prospérité, et trouve un écho dans les célébrations communautaires comme Juneteenth — un plat de mémoire et d'espérance collective.
Un plat réconfortant de pois aux yeux noirs mijotés et de riz, parfumé d'oignon, d'ail et d'un fumé léger. On le sert souvent avec des greens (« l'argent ») et du cornbread (« l'or »), tout un symbolisme de prospérité.
Au premier jour de l'an, il fallait manger les black-eyed peas — c'était ainsi, on ne discutait pas. Chaque petit pois, disait-on, comptait pour une pièce de monnaie à venir, et avec les greens à côté pour les billets, on commençait l'année du bon pied. Mais derrière la superstition, il y avait surtout la vérité d'un peuple qui, de presque rien, a su faire un plat de fête et d'espérance. Voilà ce que je goûte dans cette assiette : notre obstination à célébrer la vie.
- •Pois aux yeux noirs (black-eyed peas) secs — deux tasses (légumineuse principale)
- •Riz — une tasse (féculent)
- •Lard fumé ou couenne — un morceau (fumé)
- •Oignon — un (aromate)
- •Sel, poivre — selon goût (assaisonnement)
Hoppin' John (pois aux yeux noirs et riz)
Un plat réconfortant de pois aux yeux noirs mijotés et de riz, parfumé d'oignon, d'ail et d'un fumé léger. On le sert souvent avec des greens (« l'argent ») et du cornbread (« l'or »), tout un symbolisme de prospérité.
Pourquoi ce plat ? Les black-eyed peas font partie de l'alimentation d'enfance attestée d'Angela Davis. Dans le Sud noir, le Hoppin' John se mange au Nouvel An pour attirer chance et prospérité, et trouve un écho dans les célébrations communautaires comme Juneteenth — un plat de mémoire et d'espérance collective.
Au premier jour de l'an, il fallait manger les black-eyed peas — c'était ainsi, on ne discutait pas. Chaque petit pois, disait-on, comptait pour une pièce de monnaie à venir, et avec les greens à côté pour les billets, on commençait l'année du bon pied. Mais derrière la superstition, il y avait surtout la vérité d'un peuple qui, de presque rien, a su faire un plat de fête et d'espérance. Voilà ce que je goûte dans cette assiette : notre obstination à célébrer la vie.
Ingrédients (version d’époque)
- Pois aux yeux noirs (black-eyed peas) secs — deux tasses (légumineuse principale)
- Riz — une tasse (féculent)
- Lard fumé ou couenne — un morceau (fumé)
- Oignon — un (aromate)
- Sel, poivre — selon goût (assaisonnement)
Ingrédients
- Pois aux yeux noirs secs (trempés une nuit) — 300 g (légumineuse principale)
- Riz long grain — 200 g (féculent)
- Oignon émincé — 1 (aromate)
- Ail — 2 gousses (aromate)
- Céleri — 1 branche (aromate)
- Paprika fumé — 1 c. à café (fumé, version sans viande)
- Bouillon de légumes — 1 L (cuisson)
- Huile d'olive, sel, poivre — selon goût (assaisonnement)
Préparation
- Fais tremper les pois aux yeux noirs une nuit, puis égoutte-les.
- Fais revenir oignon, ail et céleri dans l'huile au fond d'une marmite.
- Ajoute les pois, le paprika fumé et le bouillon ; laisse mijoter 40 à 50 min jusqu'à ce qu'ils soient tendres.
- Pendant ce temps, cuis le riz à part.
- Mêle le riz aux pois (ou sers le riz dessous), rectifie l'assaisonnement.
- Sers avec des collard greens et du cornbread pour le repas complet du Nouvel An.
Comment on faisait : Le Hoppin' John descend des plats de riz et de niébé de l'Afrique de l'Ouest, transmis par les personnes réduites en esclavage dans les Carolines. Traditionnellement parfumé au porc fumé, il se prépare à partir d'ingrédients abordables et conservables.
Le twist contemporain : Une version végétale où le paprika fumé remplace le lard, dans l'esprit du véganisme militant qu'Angela Davis défend aujourd'hui comme prolongement de la justice sociale.
Sources : Jessica B. Harris, High on the Hog: A Culinary Journey from Africa to America (2011) · Adrian Miller, Soul Food (2013)
Angela Davis · Charactorium





