retournerKydōnáton — la confiture de coing au miel
Kydōnáton — la confiture de coing au miel
Pourquoi ce plat ? Anna dirigea le grand orphanotrophe-hôpital de Constantinople et lisait les médecins anciens. Le coing cuit au miel, le kydōnáton, figurait dans la pharmacopée byzantine comme digestif et remède des dérèglements de l'estomac : une douceur que la princesse savante prescrivait autant qu'elle la dégustait.
Pâte parfumée de coings longuement cuits dans le miel, relevée d'épices douces. À la fois friandise de fin de repas et remède digestif, elle conjugue l'acidité du fruit et la rondeur du miel.
Toi qui souffres de l'estomac, prête-moi attention, car j'ai veillé sur bien des malades en notre hôpital et lu ce qu'en disaient les Anciens. Prends le coing, ce fruit âpre et parfumé que nul ne mange cru, et fais-le fondre tout doucement dans le miel jusqu'à ce qu'il rougisse et s'épaississe. Une cuillerée après le repas resserre les humeurs et apaise le ventre — le plaisir et le soin tiennent ici dans la même bouchée. Ainsi le voulait notre science : que le remède fût aussi doux que la guérison.
- •Coings — plusieurs, mûrs (fruit de base)
- •Miel — à parts généreuses (cuisson et conservation)
- •Poivre, gingembre ou cannelle — une pincée (épices digestives)
- •Nard ou mastic — une trace (parfum)
Kydōnáton — la confiture de coing au miel
Pâte parfumée de coings longuement cuits dans le miel, relevée d'épices douces. À la fois friandise de fin de repas et remède digestif, elle conjugue l'acidité du fruit et la rondeur du miel.
Pourquoi ce plat ? Anna dirigea le grand orphanotrophe-hôpital de Constantinople et lisait les médecins anciens. Le coing cuit au miel, le kydōnáton, figurait dans la pharmacopée byzantine comme digestif et remède des dérèglements de l'estomac : une douceur que la princesse savante prescrivait autant qu'elle la dégustait.
Toi qui souffres de l'estomac, prête-moi attention, car j'ai veillé sur bien des malades en notre hôpital et lu ce qu'en disaient les Anciens. Prends le coing, ce fruit âpre et parfumé que nul ne mange cru, et fais-le fondre tout doucement dans le miel jusqu'à ce qu'il rougisse et s'épaississe. Une cuillerée après le repas resserre les humeurs et apaise le ventre — le plaisir et le soin tiennent ici dans la même bouchée. Ainsi le voulait notre science : que le remède fût aussi doux que la guérison.
Ingrédients (version d’époque)
- Coings — plusieurs, mûrs (fruit de base)
- Miel — à parts généreuses (cuisson et conservation)
- Poivre, gingembre ou cannelle — une pincée (épices digestives)
- Nard ou mastic — une trace (parfum)
Ingrédients
- Coings — 1 kg (épluchés, épépinés) (fruit de base)
- Miel — 300 g (cuisson et conservation)
- Gingembre moulu + cannelle — 1/2 c. à café de chaque (épices digestives)
- Jus d'un demi-citron (substitut de l'acidité) — — (équilibre)
Préparation
- Éplucher et couper les coings en morceaux, retirer cœurs et pépins (les garder dans un nouet : ils donnent du liant).
- Cuire les coings dans un peu d'eau jusqu'à ce qu'ils s'écrasent, puis réduire en purée.
- Ajouter le miel et les épices, et faire compoter à feu doux 40 à 60 min en remuant souvent.
- Cuire jusqu'à ce que la pâte rougisse, épaississe et se détache du fond de la casserole.
- Verser dans un moule ou des pots ; laisser prendre. Se conserve longtemps grâce au miel.
- Servir en fines tranches ou à la cuillère, en fin de repas.
Comment on faisait : Le coing au miel descend du melómeli grec et du cydonitum romain ; les Byzantins en faisaient un usage médical attesté, dans la lignée de Dioscoride, comme astringent et digestif. La pâte de coing dense (ancêtre du cotognata et du membrillo) se gardait des mois — d'où sa place à la croisée de la friandise, du remède et de la conserve.
Le twist contemporain : Coulée en petits cubes roulés dans des graines de sésame, façon pâte de fruits, à offrir avec le café — un « loukoum de la princesse savante ».
Sources : Andrew Dalby, Flavours of Byzantium, Prospect Books, 2003 · Dioscoride, De Materia Medica (tradition médicale héritée à Byzance)
Anna Comnène · Charactorium





