Maritozzo con la panna
Petite brioche romaine moelleuse, légèrement parfumée à l'orange, fendue et fourrée à ras bord de crème fouettée. La gourmandise de la rue romaine, à dévorer au comptoir.
Petite brioche romaine moelleuse, légèrement parfumée à l'orange, fendue et fourrée à ras bord de crème fouettée. La gourmandise de la rue romaine, à dévorer au comptoir.
Le matin, avant le tournage, je passais au bar du coin. On ne s'asseyait pas, on n'avait pas le temps : un maritozzo encore tiède, fendu en deux, bourré de panna jusqu'à déborder, et un café noir comme la nuit. Tu mords dedans, la crème te file sur le menton, et tu ris. Voilà Rome, mon cher : pas de chichis, on prend le bonheur avec les doigts.
- •Farine — à pâtisser (base)
- •Levain ou levure de bière — ce qu'il faut (levée)
- •Œufs — quelques-uns (moelleux)
- •Miel ou sucre — modérément (douceur)
- •Zeste d'orange — un peu (parfum signature)
- •Huile d'olive douce ou beurre — un peu (matière grasse)
- •Crème fraîche à fouetter — généreusement (garniture)
Maritozzo con la panna
Petite brioche romaine moelleuse, légèrement parfumée à l'orange, fendue et fourrée à ras bord de crème fouettée. La gourmandise de la rue romaine, à dévorer au comptoir.
Pourquoi ce plat ? Au petit matin, dans les quartiers populaires de Rome où Magnani avait ses racines, le maritozzo fendu de crème fouettée se mangeait debout au comptoir d'un bar, café à la main — un plaisir simple et roboratif, à l'image de son appétit de vivre sans calcul.
Le matin, avant le tournage, je passais au bar du coin. On ne s'asseyait pas, on n'avait pas le temps : un maritozzo encore tiède, fendu en deux, bourré de panna jusqu'à déborder, et un café noir comme la nuit. Tu mords dedans, la crème te file sur le menton, et tu ris. Voilà Rome, mon cher : pas de chichis, on prend le bonheur avec les doigts.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine — à pâtisser (base)
- Levain ou levure de bière — ce qu'il faut (levée)
- Œufs — quelques-uns (moelleux)
- Miel ou sucre — modérément (douceur)
- Zeste d'orange — un peu (parfum signature)
- Huile d'olive douce ou beurre — un peu (matière grasse)
- Crème fraîche à fouetter — généreusement (garniture)
Ingrédients
- Farine de gruau (T45) — 300 g (base)
- Levure de boulanger fraîche — 12 g (levée)
- Œuf — 1 + 1 jaune (moelleux)
- Sucre — 60 g (douceur)
- Zeste d'orange — 1 orange (parfum signature)
- Beurre mou — 50 g (matière grasse)
- Lait tiède — 100 ml (liquide)
- Crème liquide entière — 30 cl (garniture)
- Sucre glace — 2 c. à soupe (garniture)
Préparation
- Délayer la levure dans le lait tiède, mélanger à la farine, le sucre, l'œuf, le jaune et le zeste.
- Pétrir en incorporant le beurre mou jusqu'à une pâte lisse ; laisser doubler 2 h.
- Façonner des petites navettes ovales, laisser lever encore 1 h.
- Dorer et cuire à 180 °C environ 15 min, jusqu'à blondeur ; laisser refroidir.
- Fouetter la crème bien froide avec le sucre glace.
- Fendre chaque brioche, garnir généreusement de crème, lisser à la spatule et saupoudrer de sucre glace.
Comment on faisait : Le maritozzo est l'une des plus anciennes douceurs romaines, héritée des sucreries du Carême ; son nom viendrait de 'marito' (mari), les fiancés en offrant à leur promise. Avant la crème fouettée moderne, on le mangeait nature ou agrémenté de raisins secs, de pignons et de zeste d'orange confit.
Le twist contemporain : Un trait de zeste d'orange râpé sur la crème et le maritozzo retrouve son parfum d'origine, version bar à la mode.
Anna Magnani · Charactorium