La carte de Anousheh Ansari
Āsh-e reshteh (soupe d'herbes aux nouilles et légumineuses)
retourner
Āsh — soupe-socle nourrissante du quotidien iranien

Āsh-e reshteh (soupe d'herbes aux nouilles et légumineuses)

QuotidienDocumentée🧂 🍄difficile2 h (hors trempage)
Āsh — soupe-socle nourrissante du quotidien iranien

Āsh-e reshteh (soupe d'herbes aux nouilles et légumineuses)

Pourquoi ce plat ? L'āsh-e reshteh est la soupe-réconfort des jours ordinaires et des grandes occasions familiales. Ses nouilles (« reshteh ») symbolisent les fils du destin qu'on démêle : un plat qu'on prépare en Iran avant un départ ou un grand changement, pour s'attirer la chance. Difficile de rêver image plus juste pour une femme qui s'est élancée vers l'inconnu de l'espace.

cliquer pour retourner
Āsh — soupe-socle nourrissante du quotidien iranien

Une soupe épaisse et verte de légumineuses (pois chiches, lentilles, haricots), gorgée d'herbes et d'épinards, liée par des nouilles plates, et couronnée de kashk (lactosérum fermenté), d'oignons frits et de menthe.

Chez nous, avant un grand voyage, on cuisine l'āsh-e reshteh : on dit que les nouilles sont les chemins de la vie, et qu'en les démêlant dans la marmite on ouvre les bonnes routes devant celui qui part. Ma mère en remuait des heures, ajoutant les herbes par poignées, le kashk en dernier pour cette pointe acidulée qui réveille tout. Quand je me suis préparée à quitter cette planète, j'ai repensé à cette marmite verte qui fume — car nul ne s'élance vraiment seul : derrière chaque grand départ, il y a une cuisine, des mains, et l'amour des siens. Servez-la chaude, et ne lésinez pas sur l'oignon frit.
Anousheh Ansari
Ingrédients
  • Pois chiches, lentilles et haricotsune poignée de chaque (légumineuses)
  • Persil, coriandre, épinards, anethbeaucoup (herbes)
  • Nouilles reshteh (nouilles plates)une botte (liant)
  • Kashk (lactosérum séché fermenté)selon le goût (acidité, umami)
  • Oignonsplusieurs (fond et garniture frite)
  • Menthe séchée et curcumace qu'il faut (assaisonnement)
Comment on faisait : Les « āsh » (soupes épaisses) sont si centrales dans la cuisine persane que le mot pour cuisinier, « āshpaz », signifie littéralement « celui qui prépare l'āsh ». L'āsh-e reshteh accompagne les fêtes, les vœux et les départs depuis des siècles, et le kashk fournissait protéines et acidité dans les régions où le yaourt frais se gardait mal.
Sources : Najmieh Batmanglij, « Food of Life »

Voir aussi