La carte de Arthur Schopenhauer
Frankfurter Grüne Soße mit Kartoffeln und Eiern
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Hauptgericht léger du Mittagstisch (plat principal de la table de midi)

Frankfurter Grüne Soße mit Kartoffeln und Eiern

QuotidienDocumentée🍋 🧂facile40 min
Hauptgericht léger du Mittagstisch (plat principal de la table de midi)

Frankfurter Grüne Soße mit Kartoffeln und Eiern

Pourquoi ce plat ? Schopenhauer vécut à Francfort de 1833 à sa mort en 1860 et y déjeunait quotidiennement, attaché à la cuisine bourgeoise locale. La Grüne Soße, fierté francfortoise déjà célèbre de son temps, incarne ce déjeuner régulier qu'il chérissait comme un rempart contre l'amertume des jours.

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Hauptgericht léger du Mittagstisch (plat principal de la table de midi)

Une sauce froide et verte aux sept herbes fraîches, fouettée sur du lait caillé et de la crème, nappant des pommes de terre tièdes et des œufs durs. Plat humble, frais, parfumé, parfait pour un midi sans cérémonie.

Je ne suis point de ces ascètes grotesques qui voient un péché dans le plaisir d'une bonne table : la vie n'étant qu'une longue souffrance entrecoupée d'ennui, le sage accepte ces brèves trêves que lui offre le palais. Chaque jour à Francfort l'on me servait cette sauce verte de sept herbes, fraîche comme un matin de printemps, sur des pommes de terre fumantes et des œufs. Veillez à hacher les herbes au dernier moment, et à ne jamais les chauffer : la chaleur tue leur âme, comme la sottise tue l'esprit. Mangez-la lentement, et songez que ce vert vivant est une consolation que la nature, pour une fois, vous accorde sans malice.
Arthur Schopenhauer
Ingrédients
  • Bourrache, cerfeuil, ciboulette, cresson, persil, pimprenelle, oseilleun gros bouquet de chaque, à parts égales (les sept herbes — cœur du plat)
  • Lait caillé (Dickmilch) et crème épaisseun bol de chaque (liaison fraîche et acidulée)
  • Œufs dursquelques-uns (garniture et liant des jaunes écrasés)
  • Moutarde, vinaigre, huileselon le goût (assaisonnement)
  • Pommes de terreune bonne quantité (accompagnement nourrissant)
Comment on faisait : À l'époque, la sauce se montait sur de la Dickmilch (lait caillé naturel) et de la crème de ferme, les herbes étant achetées en bottes liées au marché de Francfort, déjà composées des sept plantes consacrées. On la servait surtout d'avril à octobre, quand les herbes étaient tendres.
Sources : Tradition culinaire francfortoise de la Grüne Soße (Hesse) · Cuisine bourgeoise allemande du XIXe siècle

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