La carte de Atahualpa
Watia — lama et tubercules cuits sous la terre
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Banquet d'État (festin redistribué par le Sapa Inca)

Watia — lama et tubercules cuits sous la terre

FestifDocumentée🍄 🧂moyen2 h (dont marinade)
Banquet d'État (festin redistribué par le Sapa Inca)

Watia — lama et tubercules cuits sous la terre

Pourquoi ce plat ? Empereur, Atahualpa offrait à ses guerriers et à ses nobles de grands festins où l'on tuait des lamas du troupeau impérial. La watia, cuisson dans un four de mottes de terre chauffées, est la manière andine de fêter une victoire — et la victoire sur son frère Huáscar fut célébrée ainsi, à grand renfort de viande et de chicha.

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Banquet d'État (festin redistribué par le Sapa Inca)

Un four éphémère de mottes de terre, chauffé au feu, dans lequel on enfouit viande de lama, pommes de terre et fèves pour une cuisson lente et fumée. L'ancêtre direct de la pachamanca andine.

Quand mes capitaines me ramenèrent la victoire, je fis dresser les fours de terre comme l'avaient fait mes pères les Incas. On bâtit un dôme de mottes, on le chauffe au bois jusqu'à ce que la terre rougisse, puis on enfouit la viande des lamas de mes troupeaux, les papas et les fèves, et l'on referme la terre sur le tout. Nul ne touche à mes restes : ce que je ne mange pas, on le brûle, car la table du fils du Soleil ne se partage pas comme celle des hommes ordinaires. Patiente : la terre rend une chair fondante et fumée que nul feu nu n'égale.
Atahualpa
Ingrédients
  • Viande de lamaune épaule (pièce maîtresse du festin)
  • Pommes de terre andines (papas)un panier (garniture-socle)
  • Fèves de pallar (haricot de Lima)deux poignées (légume)
  • Ají rougeà convenance (marinade piquante)
  • Herbes huacatay et muñaun bouquet (parfum de montagne)
  • Selà convenance (assaisonnement)
Comment on faisait : La watia (ou huatia) est attestée par les chroniqueurs : on chauffait un dôme de mottes de terre sèche, on y enfouissait aliments puis on effondrait le four pour que la terre brûlante cuise lentement. Les festins impériaux consommaient des lamas du cheptel de l'État ; Pedro Pizarro rapporte qu'Atahualpa était servi par des femmes nobles et que ses restes étaient brûlés.
Sources : Pedro Pizarro, Relación del descubrimiento y conquista de los reinos del Perú (1571) · Bernabé Cobo, Historia del Nuevo Mundo (1653)

Voir aussi