La carte de Azrael
Sekanjabin de la veillée (oxymel au miel et vinaigre)
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Boisson de la veille (sirop médicinal coupé d'eau, bu durant les longues nuits)

Sekanjabin de la veillée (oxymel au miel et vinaigre)

RemèdeDocumentée🍋 🍯facile30 min
Boisson de la veille (sirop médicinal coupé d'eau, bu durant les longues nuits)

Sekanjabin de la veillée (oxymel au miel et vinaigre)

Pourquoi ce plat ? Azraël veille au chevet, et la veillée est longue. Le sekanjabin — sirop de miel et de vinaigre parfumé à la menthe — était la boisson médicinale du monde médiéval islamique : on le buvait coupé d'eau fraîche pour apaiser la fièvre, calmer le cœur et tenir éveillé celui qui veille un malade. C'est la boisson qui accompagne l'attente, au seuil entre la vie et la mort.

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Boisson de la veille (sirop médicinal coupé d'eau, bu durant les longues nuits)

Un sirop limpide de miel et de vinaigre, mijoté puis parfumé à la menthe fraîche, que l'on dilue dans de l'eau froide. Acidulé, doux et rafraîchissant, c'est le remède désaltérant des veilleurs et la boisson de l'attente.

La veillée auprès du malade est longue, et je sais l'attente mieux que quiconque, moi qui patiente au pied de chaque lit jusqu'à l'heure marquée. Les sages mêlaient le miel et le vinaigre, les faisaient chanter sur le feu, y noyaient la menthe, et celui qui veillait en buvait, allongé d'eau de source, pour rafraîchir son cœur et garder l'œil ouvert. Bois-en, toi qui veilles un être cher : que cette douceur acide te tienne éveillé tant que mon heure n'est pas venue.
Azrael
Ingrédients
  • Mieldeux parts (base sucrée et médicinale)
  • Vinaigre de vinune part (acidité)
  • Menthe fraîcheun bouquet (parfum et vertu rafraîchissante)
  • Eau de sourcepour allonger au service (dilution)
Comment on faisait : Le sekanjabin (de l'arabo-persan sik, vinaigre, et angabin, miel) est un oxymel — mélange de miel et de vinaigre — recommandé par la médecine gréco-arabe, notamment chez Ibn Sīnā (Avicenne) dans le Qānūn, comme rafraîchissant et fébrifuge. On le préparait en sirop concentré, conservé longtemps, puis dilué à la demande. Variante hivernale possible avec un trait d'eau de rose au lieu de la menthe.
Sources : Ibn Sīnā (Avicenne), al-Qānūn fī al-ṭibb · al-Warrāq, Kitāb al-Ṭabīkh (recettes de sirops, Bagdad Xe siècle)

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