La carte de Bahaullah
Polow/Chelow (le riz-socle de la sofreh, cœur de tout repas d'apparat)

Chelow ba za'farán — riz persan au safran des jours de fête

FestifDocumentée🧂 🍄moyen2 h (trempage inclus)

Le riz persan dans sa gloire : grains longs lavés, précuits puis cuits à la vapeur jusqu'à former en dessous une croûte croustillante et dorée, le fameux tahdíg. On le voile de riz teinté au safran et on le sert en monticule parfumé, fierté de toute maison persane.

Polow/Chelow (le riz-socle de la sofreh, cœur de tout repas d'apparat)

Le riz persan dans sa gloire : grains longs lavés, précuits puis cuits à la vapeur jusqu'à former en dessous une croûte croustillante et dorée, le fameux tahdíg. On le voile de riz teinté au safran et on le sert en monticule parfumé, fierté de toute maison persane.

Aux jours où la maison de mon père recevait, on apportait le riz comme on apporte une couronne. Regarde bien : chaque grain doit se tenir seul, long et léger comme un vers de poésie, jamais collé à son voisin. Au fond du chaudron se forme le tahdíg, cette croûte d'or que les enfants se disputent — patience et feu doux en sont les seuls secrets. Et par-dessus, je répands le safran fondu dans un peu d'eau chaude, afin que le blanc s'illumine d'ambre. Sers-toi, et que la table soit bénie.
Bahaullah
Ingrédients
  • Riz long (riz de Gilan)à volonté (base)
  • Safranune pincée infusée (parfum, couleur, prestige)
  • Beurre clarifié (roghan)généreux (croustillant du tahdíg)
  • Selpour le trempage et l'eau (assaisonnement)
Comment on faisait : La maîtrise du riz vapeur (le polow / chelow avec son tahdíg) est l'art culinaire persan par excellence depuis l'époque safavide. Le safran, cultivé dans le Khorasan, valait son pesant d'or et signalait un plat d'honneur. Une bonne cuisinière se jugeait à la tenue de ses grains et à la perfection de sa croûte dorée.
Sources : Margaret Shaida, The Legendary Cuisine of Persia · Najmieh Batmanglij, Food of Life

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