La carte de Bartolina Sisa
Plat-socle de l'apthapi quotidien (soupe nourrissante du jour)

Chairo, soupe de chuño et charqui

QuotidienReconstitution🧂 🍄moyen1 h (hors trempage)

Une soupe rustique et fumante où le chuño réhydraté fond dans un bouillon de viande séchée, parfumé d'herbes andines. Le plat consistant par excellence quand le corps doit lutter contre l'altitude et le gel.

Plat-socle de l'apthapi quotidien (soupe nourrissante du jour)

Une soupe rustique et fumante où le chuño réhydraté fond dans un bouillon de viande séchée, parfumé d'herbes andines. Le plat consistant par excellence quand le corps doit lutter contre l'altitude et le gel.

Écoute bien, toi qui viens de la vallée chaude. Ici, sur la terre haute, le froid de la nuit travaille pour nous : il prend la papa amère et la rend dure comme pierre, le chuño, qui ne pourrit jamais. Je casse mon charqui de lama entre deux cailloux, je le jette dans l'eau avec le chuño et la muña des collines, et je laisse la marmite parler tout le matin. La Pachamama nous donne peu, mais ce peu nous garde vivants — même quand La Paz est ceinte par nos frondes.
Bartolina Sisa
Ingrédients
  • Chuño (pommes de terre andines lyophilisées au gel)deux poignées par personne (féculent-socle, épaississant)
  • Charqui de lama (viande séchée et salée)un morceau de la taille de la paume (protéine, umami salé)
  • Quinoaune poignée (grain nourrissant)
  • Herbes andines (muña, wakataya)quelques brins (parfum, digestion)
  • Eau de source de montagnece qu'il faut (bouillon)
Comment on faisait : Sur l'Altiplano, on cuisinait dans des marmites de terre posées sur un foyer de bouse séchée et d'herbes (le combustible rare en altitude). Le chuño et le charqui n'étaient pas des choix gastronomiques mais des techniques de survie : lyophiliser et saler permettait de stocker des récoltes et de la viande pour des années, et de nourrir des armées en déplacement.

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