La carte de Basine de Thuringe
Cuissot de sanglier rôti au miel et aux baies de genièvre
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La pièce d'honneur du banquet (viande rôtie au feu)

Cuissot de sanglier rôti au miel et aux baies de genièvre

FestifReconstitution🧂 🍯 🍄moyen3 h 30
La pièce d'honneur du banquet (viande rôtie au feu)

Cuissot de sanglier rôti au miel et aux baies de genièvre

Pourquoi ce plat ? Basine est l'épouse de Childéric Ier, roi des Francs saliens, et la mère de Clovis. Dans les banquets royaux de Tournai, la chasse offre le sanglier, gibier des forêts germaniques, servi entier au centre de la table : le roi distribue les meilleurs morceaux, et c'est par cette générosité que se tisse la fidélité des guerriers.

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La pièce d'honneur du banquet (viande rôtie au feu)

Un grand morceau de sanglier (ou de porc) longuement rôti, laqué de miel et frotté de baies de genièvre cueillies dans les forêts. La viande des fêtes, celle qui scelle les alliances autour du feu.

Approche de mon foyer, étranger, et n'aie pas peur de la flamme. Quand mon époux le roi reçoit ses fidèles, on saigne le sanglier que ses chiens ont levé dans la forêt, et on le tourne sur la broche jusqu'à ce que la graisse chante sur les braises. Je le fais frotter de ces petites baies noires du genévrier, qui mordent la langue, puis napper de notre miel : ainsi la couenne devient luisante comme l'or de Tournai. Celui à qui le roi tend le meilleur morceau de sa main, celui-là sait qu'il est aimé.
Basine de Thuringe
Ingrédients
  • Cuissot de sanglierune pièce pour la tablée (viande maîtresse)
  • Mielgénéreusement (laque et douceur)
  • Baies de genièvreune poignée écrasée (aromate forestier)
  • Selce qu'il faut (assaisonnement)
  • Graisse de porcpour badigeonner (matière grasse)
Comment on faisait : Le gibier — sanglier, cerf, chevreuil — était au cœur des banquets aristocratiques francs, où le partage de la viande matérialisait la hiérarchie et la loyauté. On rôtissait les pièces à la broche au-dessus du foyer ou dans des fosses. Le genièvre, baie locale, comptait parmi les rares aromates du Nord ; le miel servait à la fois de sucrant et de conservateur.
Sources : Grégoire de Tours, Histoire des Francs (Decem libri historiarum) · Bruno Dumézil, Les royaumes barbares en Occident

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