retournerSanglier à la broche, glacé au miel et à la moutarde sauvage
Sanglier à la broche, glacé au miel et à la moutarde sauvage
Pourquoi ce plat ? Après une victoire — Soissons, Vouillé — un roi franc célèbre par la chasse et la viande. Le sanglier des forêts du royaume des Francs, rôti entier devant l'assemblée des guerriers, était le plat de gloire par excellence ; le miel et la moutarde, hérités des Gallo-Romains, anoblissaient la bête sauvage.
Une pièce de sanglier (ou de porc, son cousin domestique) longuement rôtie, enduite d'un glaçage de miel, de moutarde broyée et de vin réduit, qui forme une croûte ambrée et brillante. Plat de banquet de victoire, partagé à la pointe du couteau.
Approche, et n'aie pas peur de la bête ! Mes guerriers l'ont levée à l'aube dans les bois, et moi, Clovis, roi des Francs, je l'ai voulue à ma table ce soir. Vois comme on l'a tournée sur le feu jusqu'à ce que sa peau prenne la couleur de l'or des Romains. On la frotte de miel et de cette moutarde âpre que les anciens de Reims savent piler, et le vin par-dessus — car un roi baptisé honore et la forêt et l'évêque. Tends ton tranchoir, mange à pleines dents : à la table du roi, nul ne se lève le ventre creux.
- •Épaule de sanglier (ou jeune sanglier entier) — une grosse pièce (viande de fête)
- •Miel de forêt — à la louche (glaçage, douceur)
- •Graines de moutarde sauvage broyées — une bonne poignée (piquant)
- •Vin gallo-romain — un gobelet (réduction, liant)
- •Sel, baies de genièvre, ail des bois — au goût (assaisonnement forestier)
Sanglier à la broche, glacé au miel et à la moutarde sauvage
Une pièce de sanglier (ou de porc, son cousin domestique) longuement rôtie, enduite d'un glaçage de miel, de moutarde broyée et de vin réduit, qui forme une croûte ambrée et brillante. Plat de banquet de victoire, partagé à la pointe du couteau.
Pourquoi ce plat ? Après une victoire — Soissons, Vouillé — un roi franc célèbre par la chasse et la viande. Le sanglier des forêts du royaume des Francs, rôti entier devant l'assemblée des guerriers, était le plat de gloire par excellence ; le miel et la moutarde, hérités des Gallo-Romains, anoblissaient la bête sauvage.
Approche, et n'aie pas peur de la bête ! Mes guerriers l'ont levée à l'aube dans les bois, et moi, Clovis, roi des Francs, je l'ai voulue à ma table ce soir. Vois comme on l'a tournée sur le feu jusqu'à ce que sa peau prenne la couleur de l'or des Romains. On la frotte de miel et de cette moutarde âpre que les anciens de Reims savent piler, et le vin par-dessus — car un roi baptisé honore et la forêt et l'évêque. Tends ton tranchoir, mange à pleines dents : à la table du roi, nul ne se lève le ventre creux.
Ingrédients (version d’époque)
- Épaule de sanglier (ou jeune sanglier entier) — une grosse pièce (viande de fête)
- Miel de forêt — à la louche (glaçage, douceur)
- Graines de moutarde sauvage broyées — une bonne poignée (piquant)
- Vin gallo-romain — un gobelet (réduction, liant)
- Sel, baies de genièvre, ail des bois — au goût (assaisonnement forestier)
Ingrédients
- Épaule de sanglier ou rôti d'échine de porc — 1,5 kg (viande de fête)
- Miel liquide — 4 c. à soupe (glaçage)
- Moutarde à l'ancienne (grains) — 2 c. à soupe (piquant)
- Vin rouge corsé — 20 cl (réduction)
- Baies de genièvre écrasées — 1 c. à café (parfum forestier)
- Gousses d'ail — 3 (aromate)
- Gros sel — au goût (assaisonnement)
Préparation
- Frotter la viande de sel, d'ail écrasé et de baies de genièvre, laisser reposer 1 h à température ambiante.
- Faire réduire de moitié le vin avec le miel et la moutarde pour obtenir un glaçage sirupeux.
- Saisir la viande sur toutes ses faces, puis rôtir au four à 160 °C (ou à la broche) en comptant environ 40 min par kilo.
- Dans le dernier tiers de cuisson, badigeonner généreusement de glaçage toutes les 10 min jusqu'à former une croûte ambrée et brillante.
- Laisser reposer 15 min, trancher épais et servir sur de larges tranches de pain rustique en guise de tranchoir.
Comment on faisait : Les Francs rôtissaient le gibier entier à la broche au-dessus d'un feu de bois. La viande dominait nettement la table aristocratique, comme le confirme l'archéologie des sites mérovingiens (ossements de porc, sanglier, bœuf). Le miel servait à la fois de conservateur et de glaçage de fête ; la moutarde et le vin venaient du fonds gallo-romain absorbé par le royaume franc.
Le twist contemporain : Servez la pièce sur une grande planche de bois, glaçage tiède à part dans un pot de grès, et laissez chacun se tailler sa part au couteau : le banquet franc en version tablée du dimanche.
Sources : Massimo Montanari, La faim et l'abondance. Histoire de l'alimentation en Europe · Bruno Laurioux, Manger au Moyen Âge
Clovis · Charactorium





