La carte de Charles VII
Blanc-manger de chapon
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Mets de lait d'amande (servi entre les potages et les rosts)

Blanc-manger de chapon

FestifDocumentée🧂 🍄 🍯moyen1 h
Mets de lait d'amande (servi entre les potages et les rosts)

Blanc-manger de chapon

Pourquoi ce plat ? Plat de prestige des grandes tables, blanc et délicat, qu'on pouvait servir lors des festins entourant le sacre de Charles VII à Reims en 1429. Sa blancheur immaculée et ses épices rares convenaient à la majesté d'un roi enfin couronné.

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Mets de lait d'amande (servi entre les potages et les rosts)

Une chair de chapon effilochée, liée au lait d'amande et au riz, parfumée de gingembre et relevée d'une pointe de sucre. Un velouté pâle et noble, à la fois salé et doucement sucré, couronné d'amandes dorées.

Approchez, et voyez ce mets que mon écuyer tranchant déposait devant moi aux jours de liesse. Quand je fus mené à Reims oindre mon front du saint chrême, on dressa pour Nous des tables où ce blanc-manger trônait, pâle comme neige de janvier. Le secret, retenez-le bien : il faut piler l'amande jusqu'à ce qu'elle rende son lait, et n'y mettre nulle épice avant que la chair du chapon ne soit fondue. Une once de sucre, point trop, car le roi goûte la mesure en toute chose. Mangez-en, et songez qu'un royaume se reprend bouchée après bouchée, comme ce plat se lie cuillerée après cuillerée.
Charles VII
Ingrédients
  • Chapon (ou poule grasse)une belle volaille (chair effilochée, base du plat)
  • Amandes doucesune bonne poignée par convive (pilées en lait d'amande)
  • Rizun peu (liant (réduit en farine ou cuit fondant))
  • Sucreune once (douceur de prestige)
  • Gingembre blancpincée (épice de signature)
  • Selà discrétion (assaisonnement)
Comment on faisait : Le blanc-manger figure dans le Viandier de Taillevent et le Ménagier de Paris. Médiéval, il était salé (et non le dessert qu'on connaît aujourd'hui) : on pilait longuement les amandes dans un mortier pour en tirer le lait, et la blancheur du plat était un signe de raffinement. On le rehaussait parfois de grenade ou d'anis.
Sources : Le Viandier de Taillevent · Le Ménagier de Paris (vers 1393)

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