Ärtsoppa de jours maigres — pois jaunes au pain de seigle
Une épaisse soupe de pois jaunes mijotée lentement, parfumée d'oignon et d'herbes, accompagnée de tranches de pain de seigle dense. Plat humble mais réconfortant qui traversa les siècles dans le Nord.
Une épaisse soupe de pois jaunes mijotée lentement, parfumée d'oignon et d'herbes, accompagnée de tranches de pain de seigle dense. Plat humble mais réconfortant qui traversa les siècles dans le Nord.
Sachez, vous qui me lisez, que la moitié de mes jours se passaient sans chair, car ainsi le veut Notre Mère l'Église. En ces matins de jeûne, on m'apportait une soupe de pois bien épaisse, fumante, avec le pain de seigle noir de ce pays froid. J'y faisais ajouter une pincée d'herbes du potager, et croyez bien qu'après les offices du matin, nulle dame n'a jamais boudé pareil réconfort. Le Nord est rude, mais une bonne écuelle de pois vous tient chaud au corps comme à l'âme.
- •Pois jaunes secs — une bonne mesure (base nourrissante)
- •Oignon — quelques-uns (aromate)
- •Eau de source — à couvrir largement (cuisson)
- •Sel — selon le goût (assaisonnement)
- •Marjolaine et thym séchés — une pincée (parfum)
- •Pain de seigle — à volonté (accompagnement)
Ärtsoppa de jours maigres — pois jaunes au pain de seigle
Une épaisse soupe de pois jaunes mijotée lentement, parfumée d'oignon et d'herbes, accompagnée de tranches de pain de seigle dense. Plat humble mais réconfortant qui traversa les siècles dans le Nord.
Pourquoi ce plat ? Près de la moitié de l'année, l'Église imposait des jours maigres où la viande était bannie de la table royale comme de celle des humbles. Reine, Blanche partageait cette discipline : la soupe de pois jaunes, nourrissante et de garde, était le socle de ces matinées de jeûne en Suède.
Sachez, vous qui me lisez, que la moitié de mes jours se passaient sans chair, car ainsi le veut Notre Mère l'Église. En ces matins de jeûne, on m'apportait une soupe de pois bien épaisse, fumante, avec le pain de seigle noir de ce pays froid. J'y faisais ajouter une pincée d'herbes du potager, et croyez bien qu'après les offices du matin, nulle dame n'a jamais boudé pareil réconfort. Le Nord est rude, mais une bonne écuelle de pois vous tient chaud au corps comme à l'âme.
Ingrédients (version d’époque)
- Pois jaunes secs — une bonne mesure (base nourrissante)
- Oignon — quelques-uns (aromate)
- Eau de source — à couvrir largement (cuisson)
- Sel — selon le goût (assaisonnement)
- Marjolaine et thym séchés — une pincée (parfum)
- Pain de seigle — à volonté (accompagnement)
Ingrédients
- Pois jaunes cassés — 400 g (base)
- Oignons — 2 moyens (aromate)
- Eau — 1,5 L (cuisson)
- Sel — 1 c. à café (assaisonnement)
- Marjolaine et thym séchés — 1 c. à café chacun (parfum)
- Pain de seigle complet — quelques tranches (accompagnement)
Préparation
- Faites tremper les pois jaunes plusieurs heures, idéalement une nuit, puis égouttez-les.
- Mettez-les dans une grande marmite avec l'eau et portez à frémissement, en écumant la surface.
- Ajoutez les oignons émincés et laissez mijoter à feu doux 1 h 30 à 2 h, jusqu'à ce que les pois se défassent.
- Salez et ajoutez les herbes en fin de cuisson ; écrasez grossièrement pour une texture épaisse.
- Servez bien chaud avec des tranches de pain de seigle pour saucer.
Comment on faisait : Le pois sec était la légumineuse de garde par excellence dans le Nord médiéval : on le récoltait, le séchait et on en faisait des soupes tout l'hiver. Le pain de seigle, plus rustique que le froment, dominait là où le blé poussait mal. Cette association pois + seigle constituait le ventre quotidien des jours maigres, de la chaumière au palais.
Le twist contemporain : Un filet d'huile de colza grillée et quelques pluches d'aneth frais réveillent ce classique nordique sans le trahir.
Blanche de Namur · Charactorium