Libum, le gâteau du foyer offert aux dieux
Un petit gâteau moelleux de fromage frais lié à la farine et à l'œuf, cuit sur des feuilles de laurier, puis arrosé de miel chaud. Inspiré de l'offrande que les Romains présentaient à leurs dieux domestiques.
Un petit gâteau moelleux de fromage frais lié à la farine et à l'œuf, cuit sur des feuilles de laurier, puis arrosé de miel chaud. Inspiré de l'offrande que les Romains présentaient à leurs dieux domestiques.
Avant de rompre le pain, on n'oublie pas ceux qui gardent la maison : les Lares veulent leur part. Tu écrases le fromage frais jusqu'à ce qu'il n'ait plus de grumeaux, tu y mêles la fleur de farine et un œuf, tu façonnes une galette que tu poses sur des feuilles de laurier avant de la coiffer d'un couvercle brûlant. Quand elle a doré, tu la nappes de miel. Une part pour les dieux du seuil, le reste pour ta table — car la piété et le plaisir, chez nous, font bon ménage.
- •Fromage frais (caseus) — deux mesures (base du gâteau)
- •Fleur de farine (siligo) — une mesure (liant)
- •Œuf — un (liant)
- •Feuilles de laurier — quelques-unes (support parfumé de cuisson)
- •Miel — à napper (douceur finale)
Libum, le gâteau du foyer offert aux dieux
Un petit gâteau moelleux de fromage frais lié à la farine et à l'œuf, cuit sur des feuilles de laurier, puis arrosé de miel chaud. Inspiré de l'offrande que les Romains présentaient à leurs dieux domestiques.
Pourquoi ce plat ? Comme tout chef de maison romain, Brutus honorait les Lares et Pénates de son foyer. Le libum, gâteau de fromage frais nappé de miel, se déposait sur l'autel domestique aux jours fastes — geste de piété ordinaire de l'aristocrate attaché aux traditions de la cité.
Avant de rompre le pain, on n'oublie pas ceux qui gardent la maison : les Lares veulent leur part. Tu écrases le fromage frais jusqu'à ce qu'il n'ait plus de grumeaux, tu y mêles la fleur de farine et un œuf, tu façonnes une galette que tu poses sur des feuilles de laurier avant de la coiffer d'un couvercle brûlant. Quand elle a doré, tu la nappes de miel. Une part pour les dieux du seuil, le reste pour ta table — car la piété et le plaisir, chez nous, font bon ménage.
Ingrédients (version d’époque)
- Fromage frais (caseus) — deux mesures (base du gâteau)
- Fleur de farine (siligo) — une mesure (liant)
- Œuf — un (liant)
- Feuilles de laurier — quelques-unes (support parfumé de cuisson)
- Miel — à napper (douceur finale)
Ingrédients
- Ricotta ou fromage frais bien égoutté — 250 g (base du gâteau)
- Farine — 125 g (liant)
- Œuf — 1 (liant)
- Feuilles de laurier fraîches — 6 à 8 (support parfumé)
- Miel — 4 c. à soupe (nappage)
Préparation
- Écrasez le fromage frais à la fourchette jusqu'à obtenir une pâte lisse.
- Incorporez la farine puis l'œuf, et travaillez en une pâte souple ; formez de petits dômes.
- Disposez chaque gâteau sur une feuille de laurier sur une plaque, et enfournez à 180 °C pendant 30 à 35 minutes, jusqu'à belle coloration dorée.
- Faites tiédir le miel et nappez-en généreusement les gâteaux encore chauds.
- Servez tièdes (retirez les feuilles de laurier, non comestibles, avant de déguster).
Comment on faisait : Caton l'Ancien donne la recette exacte du libum : broyer le fromage, ajouter farine et un œuf, façonner, déposer sur des feuilles de laurier et cuire lentement sous une cloche de terre chaude (testum). On l'offrait aux dieux du foyer et lors de certaines fêtes ; le surplus était mangé. Par respect, on présente ici une évocation culinaire, non la reproduction d'un rite sacré.
Le twist contemporain : Mini-cheesecakes parfumés au laurier, miel coulant et zeste de citron : la version goûter d'un gâteau bimillénaire.
Sources : Caton l'Ancien, De Agri Cultura, 75
Brutus · Charactorium