Heisser Rheinwein — vin du Rhin chaud au miel et aux épices
Un vin blanc du Rhin réchauffé, sucré de miel et parfumé de cannelle, de clou de girofle et de zeste : la boisson qui réconforte les soirées d'hiver prussiennes et scelle l'amitié des deux hommes.
Un vin blanc du Rhin réchauffé, sucré de miel et parfumé de cannelle, de clou de girofle et de zeste : la boisson qui réconforte les soirées d'hiver prussiennes et scelle l'amitié des deux hommes.
Goethe, ce cher entêté, ne jurait que par son vin du Rhin, et à force de le fréquenter j'ai fini par lui donner raison. Les soirs d'hiver, quand la plume gelait presque dans l'encrier, je faisais tiédir le vin sans jamais le laisser bouillir — car le faire bouillir, c'est l'assassiner ! — avec un peu de miel, un bâton de cannelle, deux clous de girofle et l'écorce d'un citron. On boit cela à petites gorgées en parlant de Bach et du monde qui va de travers ; je t'assure que rien ne réchauffe mieux deux vieux amis séparés par les lieues.
- •Vin blanc du Rhin — une bouteille (base)
- •Miel — quelques cuillerées (douceur)
- •Bâton de cannelle — un (épice)
- •Clous de girofle — deux ou trois (épice)
- •Écorce de citron — d'un fruit (fraîcheur)
Heisser Rheinwein — vin du Rhin chaud au miel et aux épices
Un vin blanc du Rhin réchauffé, sucré de miel et parfumé de cannelle, de clou de girofle et de zeste : la boisson qui réconforte les soirées d'hiver prussiennes et scelle l'amitié des deux hommes.
Pourquoi ce plat ? L'ancrage de Zelter le dit : ses repas partagés à Weimar étaient accompagnés du vin du Rhin que Goethe affectionnait, et leur amitié de trente ans s'est écrite verre en main autant que plume en main. Ce vin blanc réchauffé d'épices évoque leurs longues soirées de correspondance et de conversation.
Goethe, ce cher entêté, ne jurait que par son vin du Rhin, et à force de le fréquenter j'ai fini par lui donner raison. Les soirs d'hiver, quand la plume gelait presque dans l'encrier, je faisais tiédir le vin sans jamais le laisser bouillir — car le faire bouillir, c'est l'assassiner ! — avec un peu de miel, un bâton de cannelle, deux clous de girofle et l'écorce d'un citron. On boit cela à petites gorgées en parlant de Bach et du monde qui va de travers ; je t'assure que rien ne réchauffe mieux deux vieux amis séparés par les lieues.
Ingrédients (version d’époque)
- Vin blanc du Rhin — une bouteille (base)
- Miel — quelques cuillerées (douceur)
- Bâton de cannelle — un (épice)
- Clous de girofle — deux ou trois (épice)
- Écorce de citron — d'un fruit (fraîcheur)
Ingrédients
- Vin blanc sec (riesling) — 75 cl (base)
- Miel — 3 c. à soupe (douceur)
- Cannelle — 1 bâton (épice)
- Clous de girofle — 3 (épice)
- Zeste de citron — 1 (fraîcheur)
- Étoile de badiane (facultatif) — 1 (note anisée)
Préparation
- Verser le vin dans une casserole avec le miel, la cannelle, les clous de girofle et le zeste de citron.
- Chauffer très doucement sans jamais atteindre l'ébullition (l'alcool et les arômes s'évaporeraient).
- Maintenir frémissant 10 minutes pour infuser les épices.
- Filtrer et servir chaud dans des gobelets ou des verres épais.
Comment on faisait : Réchauffer le vin avec du miel et des épices est une pratique européenne très ancienne, héritée du Moyen Âge (l'hypocras), reprise dans toute l'Allemagne septentrionale pour affronter les hivers. Le vin du Rhin, blanc et nerveux, était le vin de prestige des cours allemandes et celui que Goethe célébrait.
Le twist contemporain : Version sans alcool pour la table familiale : jus de raisin blanc et de pomme chauffé avec les mêmes épices et un trait de citron.
Carl Friedrich Zelter · Charactorium