Schwarzbrot au hareng fumé et beurre (Abendbrot)
Une épaisse tranche de pain de seigle noir au levain, beurrée, couronnée d'un filet de hareng fumé et d'un anneau d'oignon. Le repas froid du soir dans toute sa nudité nordique : rien que le grain dense, le gras du beurre et l'iode du poisson.
Une épaisse tranche de pain de seigle noir au levain, beurrée, couronnée d'un filet de hareng fumé et d'un anneau d'oignon. Le repas froid du soir dans toute sa nudité nordique : rien que le grain dense, le gras du beurre et l'iode du poisson.
Je suis né au bord de la mer grise, et son hareng m'a nourri avant que la peinture ne me nourrisse l'âme. Voyez : je rompe le pain de seigle, ce pain sombre comme mes ciels, j'y couche le poisson fumé et un peu de beurre, et cela me suffit. Mangez lentement, dans le silence ; ce qui est simple est ce qui se tient le plus près de Dieu.
- •Pain de seigle au levain (Schwarzbrot) — une miche (socle dense et acidulé)
- •Hareng fumé de la Baltique — quelques filets (umami iodé, signature)
- •Beurre de baratte — à volonté (gras qui adoucit le seigle)
- •Oignon — 1 (mordant frais)
Schwarzbrot au hareng fumé et beurre (Abendbrot)
Une épaisse tranche de pain de seigle noir au levain, beurrée, couronnée d'un filet de hareng fumé et d'un anneau d'oignon. Le repas froid du soir dans toute sa nudité nordique : rien que le grain dense, le gras du beurre et l'iode du poisson.
Pourquoi ce plat ? Fils de la côte balte de Greifswald, Friedrich gardait le goût des nourritures de son enfance poméranienne : pain de seigle, poisson, bière légère. C'est très exactement l'Abendbrot d'un artiste sans fortune, posé le soir après une journée d'atelier ou de marche.
Je suis né au bord de la mer grise, et son hareng m'a nourri avant que la peinture ne me nourrisse l'âme. Voyez : je rompe le pain de seigle, ce pain sombre comme mes ciels, j'y couche le poisson fumé et un peu de beurre, et cela me suffit. Mangez lentement, dans le silence ; ce qui est simple est ce qui se tient le plus près de Dieu.
Ingrédients (version d’époque)
- Pain de seigle au levain (Schwarzbrot) — une miche (socle dense et acidulé)
- Hareng fumé de la Baltique — quelques filets (umami iodé, signature)
- Beurre de baratte — à volonté (gras qui adoucit le seigle)
- Oignon — 1 (mordant frais)
Ingrédients
- Pain de seigle au levain (type pumpernickel ou Schwarzbrot) — 4 tranches épaisses (socle dense et acidulé)
- Filets de hareng fumé (ou maquereau fumé) — 2 (env. 150 g) (umami iodé, signature)
- Beurre demi-sel — 40 g (gras qui adoucit le seigle)
- Oignon rouge — 1/2 (mordant frais)
- Ciboulette ou aneth — quelques brins (fraîcheur herbacée)
Préparation
- Sortez le beurre à l'avance pour qu'il soit tartinable.
- Beurrez généreusement chaque tranche de pain de seigle.
- Effeuillez le hareng fumé en lanières et répartissez-le sur le pain.
- Émincez l'oignon en très fins anneaux et disposez-les par-dessus.
- Parsemez d'aneth ou de ciboulette ciselée. Servez froid, avec une bière légère.
Comment on faisait : Le hareng de la Baltique était pêché en quantité et conservé par salaison ou fumage à l'aulne, ce qui en faisait la protéine la moins chère du Nord. Le Schwarzbrot au levain, cuit longuement, se gardait des jours. L'Abendbrot froid évitait d'allumer le feu le soir : une économie autant qu'une habitude.
Le twist contemporain : Servez-le en 'smørrebrød' nordique : tranche unique présentée à l'assiette, pointe d'aneth et zeste de citron, pour un Abendbrot de peintre revisité.
Caspar David Friedrich · Charactorium


