La carte de Cesária Évora
Soupe-plat du quotidien (caldo)

Caldo de peixe du port de Mindelo

QuotidienDocumentée🧂 🍄 🍋facile45 min

Un bouillon parfumé où pochent doucement des darnes de poisson frais, du manioc, de la patate douce et un trait de citron vert. Léger, marin, réconfortant — le contrepoint frais de la lourde cachupa.

Soupe-plat du quotidien (caldo)

Un bouillon parfumé où pochent doucement des darnes de poisson frais, du manioc, de la patate douce et un trait de citron vert. Léger, marin, réconfortant — le contrepoint frais de la lourde cachupa.

Le poisson, ici, on l'achète quand les barques rentrent, les écailles encore brillantes de mer. Je fais un bouillon tout simple — un oignon, un peu de manioc, et le poisson qui pose juste à la fin, sinon il se défait, le pauvre. Un trait de citron vert au moment de servir, et voilà. Pas besoin d'en faire trop, ma fille : quand le poisson est frais comme ça, c'est la mer elle-même qui assaisonne.
Cesária Évora
Ingrédients
  • Poisson frais du port (thazard, mérou, garoupa)en darnes (élément central)
  • Manioc et patate doucequelques morceaux (féculents du bouillon)
  • Oignon, tomate, ailce qu'il faut (fond du caldo)
  • Citron vertun (acidité finale)
  • Coriandre fraîcheune poignée (herbe aromatique)
Comment on faisait : Dans les ports cap-verdiens, le caldo de peixe se faisait avec la prise du jour, sans recette fixe : on poche le poisson en fin de cuisson pour ne pas le casser. La tomate, intégrée tardivement après les échanges atlantiques, y est devenue courante au XXᵉ siècle.