Negus — vin chaud épicé des soirées
Un vin de Porto (ou de Xérès) réchauffé avec de l'eau chaude, du sucre, du jus de citron et un voile de muscade. Doux, parfumé et réconfortant, on le buvait tiède dans de petits verres en fin de réception.
Un vin de Porto (ou de Xérès) réchauffé avec de l'eau chaude, du sucre, du jus de citron et un voile de muscade. Doux, parfumé et réconfortant, on le buvait tiède dans de petits verres en fin de réception.
Quand l'heure se fait tardive et que la conversation languit, je fais porter le negus. C'est affaire de proportions, et nul mieux que moi n'en goûte la rigueur : sur une mesure de bon Porto, deux mesures d'eau frémissante — jamais bouillante, vous me l'accorderez —, le sucre fondu, un trait de citron pour la vivacité, et cette râpure de muscade qui embaume toute la pièce. On le sert tiède, dans de petits verres, et croyez-moi, il délie les esprits les plus austères de la Royal Society.
- •Vin de Porto (ou Xérès) — une bouteille (base alcoolisée)
- •Eau bouillante — le double du vin (allonge et réchauffe)
- •Sucre en pain — quelques morceaux (douceur)
- •Citron — un (acidité et zeste)
- •Muscade — une râpée (épice signature)
Negus — vin chaud épicé des soirées
Un vin de Porto (ou de Xérès) réchauffé avec de l'eau chaude, du sucre, du jus de citron et un voile de muscade. Doux, parfumé et réconfortant, on le buvait tiède dans de petits verres en fin de réception.
Pourquoi ce plat ? L'ancrage indique que Babbage « appréciait le thé et le vin ». Le negus — vin de Porto chaud, sucré, citronné et muscadé — était la boisson réconfortante servie aux convives lors des longues soirées de réception et des veillées d'hiver victoriennes, idéale pour clore ses fameuses parties.
Quand l'heure se fait tardive et que la conversation languit, je fais porter le negus. C'est affaire de proportions, et nul mieux que moi n'en goûte la rigueur : sur une mesure de bon Porto, deux mesures d'eau frémissante — jamais bouillante, vous me l'accorderez —, le sucre fondu, un trait de citron pour la vivacité, et cette râpure de muscade qui embaume toute la pièce. On le sert tiède, dans de petits verres, et croyez-moi, il délie les esprits les plus austères de la Royal Society.
Ingrédients (version d’époque)
- Vin de Porto (ou Xérès) — une bouteille (base alcoolisée)
- Eau bouillante — le double du vin (allonge et réchauffe)
- Sucre en pain — quelques morceaux (douceur)
- Citron — un (acidité et zeste)
- Muscade — une râpée (épice signature)
Ingrédients
- Vin de Porto rouge (ou Xérès) — 250 ml (base)
- Eau très chaude (non bouillante) — 500 ml (allonge)
- Sucre — 2 à 3 c. à soupe (douceur)
- Citron (jus + zeste) — 1/2 (acidité)
- Muscade fraîchement râpée — 1 pincée (épice)
Préparation
- Versez le Porto dans une casserole et faites-le chauffer doucement sans le faire bouillir.
- Ajoutez le sucre et remuez jusqu'à dissolution complète.
- Incorporez l'eau très chaude, le jus de citron et un peu de zeste.
- Râpez la muscade à la surface.
- Servez tiède dans de petits verres résistants à la chaleur, sans glaçon.
Comment on faisait : Le negus tire son nom du colonel Francis Negus (mort en 1732), à qui l'on attribue l'invention de ce mélange sous le règne de la reine Anne. Au XIXe siècle, c'était la boisson de prédilection des fêtes d'enfants comme des soirées d'adultes : on en sert dans plusieurs romans de l'époque, notamment chez Dickens.
Le twist contemporain : Servez-le dans une fiole de laboratoire en verre épais tenue par une pince en laiton — un hommage aux roues dentées et aux instruments de Babbage.
Sources : Isabella Beeton, Book of Household Management, 1861
Charles Babbage · Charactorium