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Épaule de mouton rôtie du dimanche, légumes du jardin
Pourquoi ce plat ? Le dinner du dimanche, après l'office de leur père à l'église Saint-Michel, était le repas le plus soigné de la semaine au presbytère : une pièce de viande rôtie et les racines du potager familial.
Une épaule de mouton rôtie lentement, parfumée aux herbes du jardin, entourée de racines dorées dans la graisse. Une viande franche et nourrissante, ponctuée du jus brun déglacé.
Le dimanche, lorsque mon père avait clos son sermon et que les cloches s'étaient tues, nous nous mettions à table avec le sérieux dû à ce jour. L'épaule de mouton rôtissait depuis le matin, frottée d'un peu de sel et des herbes que Tabby et moi cueillions au jardin ; tout autour, les navets et les pommes de terre se confisaient dans la graisse. Ce n'était point un festin de grande maison, je vous l'accorde, mais servi avec recueillement il en avait toute la dignité. Nous mangions peu, mais nous mangions bien — et reconnaissantes.
- •Épaule de mouton — une pièce (pièce maîtresse)
- •Navets et carottes du jardin — selon la maisonnée (garniture)
- •Pommes de terre — à volonté (garniture)
- •Thym et romarin — quelques branches (parfum)
- •Sel — ce qu'il faut (assaisonnement)
Épaule de mouton rôtie du dimanche, légumes du jardin
Une épaule de mouton rôtie lentement, parfumée aux herbes du jardin, entourée de racines dorées dans la graisse. Une viande franche et nourrissante, ponctuée du jus brun déglacé.
Pourquoi ce plat ? Le dinner du dimanche, après l'office de leur père à l'église Saint-Michel, était le repas le plus soigné de la semaine au presbytère : une pièce de viande rôtie et les racines du potager familial.
Le dimanche, lorsque mon père avait clos son sermon et que les cloches s'étaient tues, nous nous mettions à table avec le sérieux dû à ce jour. L'épaule de mouton rôtissait depuis le matin, frottée d'un peu de sel et des herbes que Tabby et moi cueillions au jardin ; tout autour, les navets et les pommes de terre se confisaient dans la graisse. Ce n'était point un festin de grande maison, je vous l'accorde, mais servi avec recueillement il en avait toute la dignité. Nous mangions peu, mais nous mangions bien — et reconnaissantes.
Ingrédients (version d’époque)
- Épaule de mouton — une pièce (pièce maîtresse)
- Navets et carottes du jardin — selon la maisonnée (garniture)
- Pommes de terre — à volonté (garniture)
- Thym et romarin — quelques branches (parfum)
- Sel — ce qu'il faut (assaisonnement)
Ingrédients
- Épaule d'agneau ou de mouton — 1,2 kg (pièce maîtresse)
- Pommes de terre — 600 g (garniture)
- Carottes et navets — 400 g (garniture)
- Thym et romarin — 4 branches (parfum)
- Beurre ou saindoux — 30 g (cuisson)
- Sel et poivre — selon le goût (assaisonnement)
- Bouillon ou eau — 200 ml (jus)
Préparation
- Préchauffez le four à 160 °C. Frottez l'épaule de sel, de poivre et des herbes effeuillées.
- Saisissez la viande dans un peu de beurre ou de saindoux pour la colorer sur toutes ses faces.
- Disposez les légumes coupés en gros morceaux autour de la viande dans un plat, versez le bouillon au fond.
- Rôtissez lentement 2 h 30 à 3 h en arrosant régulièrement de jus, jusqu'à ce que la viande se détache.
- Laissez reposer la viande, déglacez le plat pour obtenir un jus brun, et servez avec les racines confites.
Comment on faisait : On rôtissait la viande à la broche devant l'âtre ou au four de la cuisine, et la graisse fondue servait à confire les légumes-racines. Rien ne se perdait : le jus déglacé devenait une sauce, et les restes de mouton finissaient en hachis ou en bouillon les jours suivants.
Le twist contemporain : Mouton effiloché de sept heures, dressé sur écrasé de navet et chips de pomme de terre pour un dimanche victorien revisité.
Charlotte Brontë · Charactorium





