retournerYorkshire oatcake (havercake), galette d'avoine de garde
Yorkshire oatcake (havercake), galette d'avoine de garde
Pourquoi ce plat ? Le pain de froment était cher et rare dans les Pennines ; les familles modestes du Yorkshire comme celle du pasteur Brontë vivaient de ces fines galettes d'avoine que l'on faisait sécher sur une claie au plafond.
Une galette souple et acidulée, faite d'une pâte d'avoine fermentée et cuite sur une plaque brûlante. Souple le jour même, elle sèche et se garde des semaines, prête à être réchauffée ou tartinée.
Voici notre vrai pain, à nous gens des collines — non point le froment des villes, mais l'avoine endurante. Je délayais la farine d'avoine en une pâte claire que je laissais aigrir une nuit près de l'âtre, jusqu'à ce qu'elle sentît bon le levain ; puis je la coulais sur la plaque rougie. On les pendait ensuite à la claie, et elles séchaient là, raides comme du parchemin, attendant patiemment qu'on les ranimât d'un peu de chaleur. Frugalité, direz-vous ? Nous l'appelions simplement vivre.
- •Farine d'avoine (fine mouture) — deux pleines écuelles (base)
- •Levain ou levure de bière — un peu (fermentation)
- •Eau tiède — ce qu'il faut pour une pâte claire (liaison)
- •Sel — une pincée (assaisonnement)
Yorkshire oatcake (havercake), galette d'avoine de garde
Une galette souple et acidulée, faite d'une pâte d'avoine fermentée et cuite sur une plaque brûlante. Souple le jour même, elle sèche et se garde des semaines, prête à être réchauffée ou tartinée.
Pourquoi ce plat ? Le pain de froment était cher et rare dans les Pennines ; les familles modestes du Yorkshire comme celle du pasteur Brontë vivaient de ces fines galettes d'avoine que l'on faisait sécher sur une claie au plafond.
Voici notre vrai pain, à nous gens des collines — non point le froment des villes, mais l'avoine endurante. Je délayais la farine d'avoine en une pâte claire que je laissais aigrir une nuit près de l'âtre, jusqu'à ce qu'elle sentît bon le levain ; puis je la coulais sur la plaque rougie. On les pendait ensuite à la claie, et elles séchaient là, raides comme du parchemin, attendant patiemment qu'on les ranimât d'un peu de chaleur. Frugalité, direz-vous ? Nous l'appelions simplement vivre.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine d'avoine (fine mouture) — deux pleines écuelles (base)
- Levain ou levure de bière — un peu (fermentation)
- Eau tiède — ce qu'il faut pour une pâte claire (liaison)
- Sel — une pincée (assaisonnement)
Ingrédients
- Farine d'avoine — 200 g (base)
- Farine de blé — 50 g (souplesse)
- Levure de boulanger — 5 g (fermentation)
- Eau tiède — 350 ml (liaison)
- Sel — 1 c. à café (assaisonnement)
Préparation
- Mélangez les farines, le sel et la levure. Versez l'eau tiède peu à peu pour obtenir une pâte fluide, comme une pâte à crêpe épaisse.
- Couvrez et laissez fermenter 1 à 2 heures à température ambiante : la pâte doit mousser et sentir légèrement le levain.
- Chauffez une plaque ou une poêle en fonte à sec, à feu moyen-vif.
- Versez une louche de pâte et étalez-la finement. Cuisez jusqu'à ce que la surface soit criblée de bulles et le dessous doré, puis retournez brièvement.
- Mangez tiède, ou laissez sécher sur une grille pour conserver ; il suffira de réchauffer la galette avant de la beurrer.
Comment on faisait : On suspendait ces galettes (« haverbread ») à une claie en bois fixée au plafond de la cuisine, le « bread creel », où elles séchaient et se conservaient des semaines. Réchauffées, elles redevenaient mangeables et accompagnaient fromage, beurre ou bouillon.
Le twist contemporain : Servie pliée comme un wrap autour d'un cheddar fermier du Yorkshire et d'un trait de pickle — l'oatcake en street-food des Pennines.
Charlotte Brontë · Charactorium





