Le ramen de l'atelier (tamago-ramen)
Un bol de nouilles dans un bouillon dashi-soja, garni d'un œuf mollet, d'oignon vert et d'une feuille de nori. Le repas-réconfort de l'animateur : rapide, chaud, nourrissant, fait pour être avalé entre deux plans dessinés sans cesser de réfléchir.
Un bol de nouilles dans un bouillon dashi-soja, garni d'un œuf mollet, d'oignon vert et d'une feuille de nori. Le repas-réconfort de l'animateur : rapide, chaud, nourrissant, fait pour être avalé entre deux plans dessinés sans cesser de réfléchir.
Quand l'équipe travaille tard et que tout le monde a la tête vide, je vais à la petite cuisine et je mets l'eau à chauffer. Ce n'est rien, des nouilles, un peu de bouillon, un œuf — mais un ventre chaud fait repartir une main fatiguée, je l'ai vu mille fois. Surveille l'œuf : le jaune doit rester tendre, presque liquide, sinon ça ne sert à rien. On ne fait pas du grand cinéma le ventre vide, et on ne fait pas non plus de grands bols : on fait des choses simples, avec soin. Mange tant que ça fume, parle peu, et retourne à ta table.
- •Nouilles de blé fraîches (chūka-men) — une portion par bol (base)
- •Dashi (kombu + katsuobushi) — un grand bol par personne (bouillon umami)
- •Sauce soja (shōyu) — quelques traits (assaisonnement salé)
- •Œuf — un demi par bol (garniture fondante)
- •Oignon vert (negi) — émincé, une poignée (fraîcheur)
- •Algue nori — une feuille (garniture marine)
Le ramen de l'atelier (tamago-ramen)
Un bol de nouilles dans un bouillon dashi-soja, garni d'un œuf mollet, d'oignon vert et d'une feuille de nori. Le repas-réconfort de l'animateur : rapide, chaud, nourrissant, fait pour être avalé entre deux plans dessinés sans cesser de réfléchir.
Pourquoi ce plat ? Il est bien connu que Miyazaki prépare lui-même des nouilles, du thé ou du café pour son équipe pendant les longues journées de production au studio Ghibli. Le bol de ramen fumant, couronné d'un demi-œuf et d'oignon vert, est aussi l'un des plats que ses films filment avec le plus d'amour — la nourriture comme réconfort des gens qui travaillent dur.
Quand l'équipe travaille tard et que tout le monde a la tête vide, je vais à la petite cuisine et je mets l'eau à chauffer. Ce n'est rien, des nouilles, un peu de bouillon, un œuf — mais un ventre chaud fait repartir une main fatiguée, je l'ai vu mille fois. Surveille l'œuf : le jaune doit rester tendre, presque liquide, sinon ça ne sert à rien. On ne fait pas du grand cinéma le ventre vide, et on ne fait pas non plus de grands bols : on fait des choses simples, avec soin. Mange tant que ça fume, parle peu, et retourne à ta table.
Ingrédients (version d’époque)
- Nouilles de blé fraîches (chūka-men) — une portion par bol (base)
- Dashi (kombu + katsuobushi) — un grand bol par personne (bouillon umami)
- Sauce soja (shōyu) — quelques traits (assaisonnement salé)
- Œuf — un demi par bol (garniture fondante)
- Oignon vert (negi) — émincé, une poignée (fraîcheur)
- Algue nori — une feuille (garniture marine)
Ingrédients
- Nouilles ramen fraîches (ou à défaut sèches) — 200 g (2 portions) (base)
- Dashi (10 g de kombu + 10 g de katsuobushi, ou sachet instant) — 1,2 L (bouillon umami)
- Sauce soja — 4 c. à soupe (assaisonnement salé)
- Mirin — 1 c. à soupe (rondeur légèrement sucrée)
- Œufs — 2 (œufs mollets (6 min))
- Oignons verts — 2 (garniture)
- Feuilles de nori — 2 (garniture)
- Huile de sésame — 1 filet (parfum final)
Préparation
- Faire tremper le kombu 30 min dans l'eau froide, chauffer doucement sans bouillir, retirer le kombu juste avant ébullition, couper le feu, ajouter le katsuobushi, laisser infuser 2 min puis filtrer : voilà le dashi.
- Assaisonner le dashi avec sauce soja et mirin ; goûter et ajuster.
- Cuire les œufs 6 minutes (mollets), refroidir à l'eau froide, écaler et couper en deux.
- Cuire les nouilles selon le paquet, égoutter, répartir dans les bols.
- Verser le bouillon brûlant, poser l'œuf, l'oignon vert, le nori, un filet d'huile de sésame.
- Servir immédiatement, tant que ça fume.
Comment on faisait : Le ramen est arrivé au Japon depuis la Chine au début du XXᵉ siècle et est devenu, après-guerre, LE plat populaire urbain par excellence — bon marché, rassasiant, vendu partout. Dans le Japon d'enfance de Miyazaki (né en 1941), c'était la nourriture des gens qui se relèvent et travaillent.
Le twist contemporain : Servir « façon Ponyo » : tranche de jambon rose posée sur le dessus et couvercle laissé en place 30 secondes — l'émerveillement d'un enfant devant un bol qui fume.
Hayao Miyazaki · Charactorium

