Vin chaud aux épices des hivers de Stockholm
Du vin rouge chauffé sans bouillir avec sucre (ou miel), cannelle, girofle, gingembre et zeste, parfois renforcé d'un trait d'eau-de-vie. Boisson de réconfort des longues nuits boréales, à mi-chemin du remède et du plaisir.
Du vin rouge chauffé sans bouillir avec sucre (ou miel), cannelle, girofle, gingembre et zeste, parfois renforcé d'un trait d'eau-de-vie. Boisson de réconfort des longues nuits boréales, à mi-chemin du remède et du plaisir.
Dans les hivers de Stockholm, quand la nuit dévore le jour et que le froid mord jusqu'aux os, on fait ardre le vin sur les braises avec la cannelle et le girofle. Je tenais salon fort tard, entourée de savants et de mes chers livres ; ce vin tiède et épicé déliait les langues mieux qu'aucun discours. Gardez-vous de le faire bouillir, sottise qui en tue l'âme — qu'il fume seulement, et qu'on le boive en devisant des étoiles et de Monsieur Descartes.
- •Vin rouge importé — un pichet (base)
- •Miel ou sucre — à discrétion (douceur)
- •Cannelle, clou de girofle, gingembre — épices (chaleur aromatique)
- •Zeste d'orange amère — un peu (parfum)
- •Eau-de-vie (brännvin) — un trait (renfort)
Vin chaud aux épices des hivers de Stockholm
Du vin rouge chauffé sans bouillir avec sucre (ou miel), cannelle, girofle, gingembre et zeste, parfois renforcé d'un trait d'eau-de-vie. Boisson de réconfort des longues nuits boréales, à mi-chemin du remède et du plaisir.
Pourquoi ce plat ? Christine régna à Stockholm, au château de Tre Kronor, durant des hivers où la nuit dévore le jour. Le vin chaud épicé, importé puis réchauffé aux épices précieuses, réconfortait la cour pendant la saison froide et accompagnait ses fameuses soirées de conversation savante.
Dans les hivers de Stockholm, quand la nuit dévore le jour et que le froid mord jusqu'aux os, on fait ardre le vin sur les braises avec la cannelle et le girofle. Je tenais salon fort tard, entourée de savants et de mes chers livres ; ce vin tiède et épicé déliait les langues mieux qu'aucun discours. Gardez-vous de le faire bouillir, sottise qui en tue l'âme — qu'il fume seulement, et qu'on le boive en devisant des étoiles et de Monsieur Descartes.
Ingrédients (version d’époque)
- Vin rouge importé — un pichet (base)
- Miel ou sucre — à discrétion (douceur)
- Cannelle, clou de girofle, gingembre — épices (chaleur aromatique)
- Zeste d'orange amère — un peu (parfum)
- Eau-de-vie (brännvin) — un trait (renfort)
Ingrédients
- Vin rouge fruité — 75 cl (base)
- Sucre ou miel — 80 g (douceur)
- Bâton de cannelle — 1 (épice)
- Clous de girofle — 4 (épice)
- Gingembre frais — 3 tranches (chaleur)
- Orange (zeste) — 1 (parfum)
- Amandes et raisins secs — 1 poignée (garniture nordique (au fond du verre))
- Eau-de-vie (facultatif) — 2 cl (renfort)
Préparation
- Verser le vin dans une casserole avec le sucre, les épices et le zeste d'orange.
- Chauffer doucement sans jamais faire bouillir ; laisser infuser 15 min à frémissement léger.
- Hors du feu, ajouter éventuellement l'eau-de-vie.
- Déposer quelques amandes et raisins secs au fond des verres ou tasses, filtrer le vin chaud par-dessus.
- Servir fumant.
Comment on faisait : Réchauffer et épicer le vin est une pratique européenne très ancienne, prisée des cours du Nord où le vin était entièrement importé et donc précieux. Les épices y ajoutaient le luxe et la « chaleur » qu'on prêtait alors aux remèdes. C'est l'ancêtre direct du glögg suédois, où l'usage d'ajouter amandes et raisins au fond du verre s'est figé en tradition.
Le twist contemporain : Une version sans alcool au jus de raisin et hibiscus, servie dans des tasses émaillées, pour une veillée familiale.
Christine de Suède · Charactorium