Canard laqué de l'office impérial
Un canard à la peau laquée, ambrée et croustillante, dont la chair se déguste enroulée dans de fines galettes avec ciboule et sauce de soja sucrée. Le faste de Pékin servi avec cérémonie.
Un canard à la peau laquée, ambrée et croustillante, dont la chair se déguste enroulée dans de fines galettes avec ciboule et sauce de soja sucrée. Le faste de Pékin servi avec cérémonie.
Voici le mets des jours de réjouissance, celui que l'on apporte quand la maison reçoit. Le secret n'est point dans la sauce mais dans la peau : on souffle de l'air sous la peau, on l'enduit de maltose, puis on la laisse sécher au vent avant de la rôtir lentement, jusqu'à ce qu'elle chante sous le couteau. À ma table, on tranche le canard devant les convives, et chacun roule sa bouchée dans une galette mince comme un voile. Mais sachez-le : aux jours de jeûne, je n'y touche point — chaque chose en son temps, et le plaisir cède alors à la prière.
- •Canard gras de Pékin — un, entier (pièce maîtresse)
- •Maltose (麥芽糖) — pour le glaçage (laque ambrée et croustillante)
- •Galettes de froment (薄餅) — un panier (support)
- •Ciboule de Chine — en julienne (fraîcheur piquante)
- •Sauce de soja sucrée (甜麵醬) — un bol (condiment)
Canard laqué de l'office impérial
Un canard à la peau laquée, ambrée et croustillante, dont la chair se déguste enroulée dans de fines galettes avec ciboule et sauce de soja sucrée. Le faste de Pékin servi avec cérémonie.
Pourquoi ce plat ? Le canard laqué figurait parmi les mets appréciés de Ci'an, servi lors des repas de cour. Plat emblématique de Pékin sublimé par les cuisines des Qing, il couronnait les jours de banquet à la Cité interdite.
Voici le mets des jours de réjouissance, celui que l'on apporte quand la maison reçoit. Le secret n'est point dans la sauce mais dans la peau : on souffle de l'air sous la peau, on l'enduit de maltose, puis on la laisse sécher au vent avant de la rôtir lentement, jusqu'à ce qu'elle chante sous le couteau. À ma table, on tranche le canard devant les convives, et chacun roule sa bouchée dans une galette mince comme un voile. Mais sachez-le : aux jours de jeûne, je n'y touche point — chaque chose en son temps, et le plaisir cède alors à la prière.
Ingrédients (version d’époque)
- Canard gras de Pékin — un, entier (pièce maîtresse)
- Maltose (麥芽糖) — pour le glaçage (laque ambrée et croustillante)
- Galettes de froment (薄餅) — un panier (support)
- Ciboule de Chine — en julienne (fraîcheur piquante)
- Sauce de soja sucrée (甜麵醬) — un bol (condiment)
Ingrédients
- Canard entier (à rôtir, env. 2 kg) — 1 (pièce principale)
- Maltose ou miel — 3 c. à soupe diluées dans eau chaude (glaçage croustillant)
- Vinaigre de riz — 1 c. à soupe (aide au croustillant de la peau)
- Galettes à canard (crêpes mandarin) — 12 (support)
- Ciboules / oignons nouveaux — 4, en fines lanières (garniture)
- Concombre — 1/2, en bâtonnets (fraîcheur)
- Sauce hoisin ou sauce de soja sucrée (tianmianjiang) — 4 c. à soupe (condiment)
Préparation
- Ébouillanter brièvement le canard pour resserrer la peau, puis l'éponger.
- Badigeonner la peau du mélange maltose/vinaigre/eau et laisser sécher au réfrigérateur, à l'air, idéalement une nuit.
- Rôtir au four à 180 °C environ 1 h 30, en arrosant peu, jusqu'à une peau brun ambré et croustillante.
- Laisser reposer 10 min, puis trancher finement peau et chair.
- Réchauffer les galettes à la vapeur.
- Garnir chaque galette de sauce, ciboule, concombre et quelques tranches de canard, rouler et déguster.
Comment on faisait : À l'époque Qing, le canard était souvent rôti dans des fours fermés ou suspendu au-dessus de braises de bois fruitier. Le séchage de la peau et le glaçage au maltose, hérités des cuisines de cour, donnaient le croustillant recherché. Le service à la découpe, tranche par tranche, faisait partie du spectacle du banquet.
Le twist contemporain : Présenter les tranches en éventail sur ardoise, galettes pliées en cornets et trio de condiments en cuillères, façon dégustation.
Ci'an · Charactorium

