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La bréjaude, soupe au chou et au lard
Pourquoi ce plat ? Gabrielle a grandi en Corrèze, et c'est à l'orphelinat d'Aubazine qu'elle a connu la table la plus dépouillée. La bréjaude, soupe rustique du Limousin où l'on verse le bouillon brûlant sur le pain, est exactement le genre de plat qui nourrissait les enfants et les paysans de sa région : rien de superflu, tout dans le réconfort.
Une soupe épaisse de chou vert et de lard salé, servie bouillante sur de larges tranches de pain rassis. C'est le repas complet du laboureur : économique, chaud, et qui tient au corps tout un après-midi de travail aux champs.
Ne vous fiez pas aux palaces : j'ai connu une table où l'on ne gaspillait rien. Le chou, le lard, le pain dur — voilà ce qui faisait un repas, et c'était bien assez. On versait la soupe brûlante sur le pain, et à la fin, un trait de vin rouge dans le fond du bol, qu'on buvait d'un trait : on appelait cela faire chabrol. La simplicité, voyez-vous, je l'ai apprise avant de la mettre à la mode.
- •Chou vert — un demi (légume de base)
- •Lard salé ou poitrine demi-sel — un bon morceau (gras et sel)
- •Pain de campagne rassis — quelques tranches (support, épaississant)
- •Eau — pleine marmite (bouillon)
- •Navet et pomme de terre — selon le potager (légumes d'accompagnement)
La bréjaude, soupe au chou et au lard
Une soupe épaisse de chou vert et de lard salé, servie bouillante sur de larges tranches de pain rassis. C'est le repas complet du laboureur : économique, chaud, et qui tient au corps tout un après-midi de travail aux champs.
Pourquoi ce plat ? Gabrielle a grandi en Corrèze, et c'est à l'orphelinat d'Aubazine qu'elle a connu la table la plus dépouillée. La bréjaude, soupe rustique du Limousin où l'on verse le bouillon brûlant sur le pain, est exactement le genre de plat qui nourrissait les enfants et les paysans de sa région : rien de superflu, tout dans le réconfort.
Ne vous fiez pas aux palaces : j'ai connu une table où l'on ne gaspillait rien. Le chou, le lard, le pain dur — voilà ce qui faisait un repas, et c'était bien assez. On versait la soupe brûlante sur le pain, et à la fin, un trait de vin rouge dans le fond du bol, qu'on buvait d'un trait : on appelait cela faire chabrol. La simplicité, voyez-vous, je l'ai apprise avant de la mettre à la mode.
Ingrédients (version d’époque)
- Chou vert — un demi (légume de base)
- Lard salé ou poitrine demi-sel — un bon morceau (gras et sel)
- Pain de campagne rassis — quelques tranches (support, épaississant)
- Eau — pleine marmite (bouillon)
- Navet et pomme de terre — selon le potager (légumes d'accompagnement)
Ingrédients
- Chou vert frisé — 1/2 chou (légume de base)
- Poitrine de porc demi-sel — 200 g (gras et sel)
- Pommes de terre — 2 moyennes (liant doux)
- Oignon — 1 (aromate)
- Pain de campagne rassis — 4 tranches (support)
- Eau — 1,5 L (bouillon)
- Sel, poivre — selon goût (assaisonnement)
Préparation
- Dessaler la poitrine 10 min dans l'eau froide, puis la couper en gros lardons.
- Faire revenir les lardons et l'oignon émincé dans la marmite, sans matière grasse.
- Ajouter le chou émincé, les pommes de terre en morceaux, couvrir d'eau et porter à ébullition.
- Laisser mijoter 45 min à feu doux, saler prudemment (le lard sale déjà), poivrer.
- Disposer les tranches de pain rassis au fond des bols et verser la soupe brûlante par-dessus.
Comment on faisait : Dans les campagnes du Limousin, la marmite restait sur le feu et la soupe se bonifiait au fil des jours. Le « chabrol » (verser un peu de vin dans le bouillon restant et le boire directement au bol) était un rituel paysan partagé à toutes les tables modestes de la région.
Le twist contemporain : Servez la soupe dans un bol blanc épuré, une seule branche de chou posée à la verticale : l'austérité chic que Mademoiselle aurait approuvée.
Coco Chanel · Charactorium





