Wasná — pemmican de bison aux cerises de Virginie
De la viande de bison séchée puis pilée en poudre, mêlée à de la graisse fondue et à des cerises sauvages broyées. Compact, énergétique, il se conserve presque indéfiniment : la nourriture parfaite pour celui qui suit le troupeau ou part à la guerre.
De la viande de bison séchée puis pilée en poudre, mêlée à de la graisse fondue et à des cerises sauvages broyées. Compact, énergétique, il se conserve presque indéfiniment : la nourriture parfaite pour celui qui suit le troupeau ou part à la guerre.
Quand on part loin, on ne traîne pas une marmite. On prend le wasná. Les femmes séchaient la viande au vent et au soleil, fine comme une feuille, puis la pilaient sur la pierre. On la mélangeait à la graisse chaude de la pté et aux čhaŋpȟá, les cerises broyées avec leur noyau. Un homme tient un jour entier avec ce que la main peut tenir — c'est ce qui nous rendait rapides quand les soldats nous croyaient affamés.
- •Viande de bison séchée (papa) — une grande quantité, réduite en poudre (base)
- •Graisse de bison fondue (suif) — à parts égales avec la viande (liant, énergie)
- •Cerises de Virginie séchées (čhaŋpȟá) — une poignée, broyées noyau compris (fruit, conservation)
Wasná — pemmican de bison aux cerises de Virginie
De la viande de bison séchée puis pilée en poudre, mêlée à de la graisse fondue et à des cerises sauvages broyées. Compact, énergétique, il se conserve presque indéfiniment : la nourriture parfaite pour celui qui suit le troupeau ou part à la guerre.
Pourquoi ce plat ? Le wasná était la ration du guerrier en campagne. Avant Little Bighorn comme dans les longues poursuites de la cavalerie américaine, les hommes de Crazy Horse emportaient ce concentré de viande et de graisse qui tient des mois sans pourrir et nourrit un homme toute une journée.
Quand on part loin, on ne traîne pas une marmite. On prend le wasná. Les femmes séchaient la viande au vent et au soleil, fine comme une feuille, puis la pilaient sur la pierre. On la mélangeait à la graisse chaude de la pté et aux čhaŋpȟá, les cerises broyées avec leur noyau. Un homme tient un jour entier avec ce que la main peut tenir — c'est ce qui nous rendait rapides quand les soldats nous croyaient affamés.
Ingrédients (version d’époque)
- Viande de bison séchée (papa) — une grande quantité, réduite en poudre (base)
- Graisse de bison fondue (suif) — à parts égales avec la viande (liant, énergie)
- Cerises de Virginie séchées (čhaŋpȟá) — une poignée, broyées noyau compris (fruit, conservation)
Ingrédients
- Bœuf ou bison maigre séché (façon jerky non sucré) — 250 g (base)
- Suif de bœuf fondu — 250 g (liant, énergie)
- Cerises ou cranberries séchées non sucrées — 80 g (fruit, conservation)
- Sel — 1 pincée (assaisonnement)
Préparation
- Sécher la viande très fine au déshydrateur ou au four à 60 °C jusqu'à ce qu'elle soit cassante.
- La réduire en poudre grossière au mortier ou au robot.
- Hacher finement les fruits séchés et les mêler à la poudre de viande avec le sel.
- Faire fondre le suif doucement, puis le verser chaud sur le mélange en travaillant à parts égales jusqu'à obtenir une pâte qui se tient.
- Tasser en barres ou en boules, laisser figer au frais. Se conserve des semaines.
Comment on faisait : Le pemmican (de l'algonquin pimîhkân) était fait dans toutes les nations des Plaines. La viande était séchée sur des claies, pilée, puis scellée dans la graisse à l'intérieur de sacs de cuir (parflèches) qui pouvaient durer des années. Les noyaux de cerise de Virginie, toxiques crus en grande quantité, étaient broyés et séchés selon un savoir-faire précis qui les rendait sûrs.
Le twist contemporain : Le tailler en barres énergétiques façon 'rando ancestrale' — c'est l'ancêtre direct de la barre de céréales du randonneur.
Sources : Densmore, F., 'Teton Sioux Music' (1918) · Kindscher, K., 'Edible Wild Plants of the Prairie' (1987)
Crazy Horse · Charactorium
