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Vin miellé aux épices des jours de réjouissance
Pourquoi ce plat ? Le vin coupé d'eau accompagnait les repas monastiques byzantins, et les jours de fête on le parfumait de miel et d'épices, à la manière du conditum hérité de Rome. Une boisson de communion fraternelle, partagée par les frères entre deux étapes de leur mission.
Du vin rouge adouci de miel, parfumé de cannelle, de nard et de poivre, servi tiède. Le réconfort chaleureux des soirées de fête, descendant du conditum antique.
Bois modérément, l'enfant, car la règle veut le vin coupé d'eau ; mais aux jours de fête, permets-toi cette douceur. Nous chauffions le vin sans le faire bouillir, nous y fondions le miel, et nous le parfumions de cannelle et d'un grain de poivre venu d'Orient par les caravanes. Tiède dans la coupe, il réchauffe le corps après les longues veilles et délie un peu les langues entre frères. Rends grâce d'abord, puis goûte : c'est le baume des soirs de joie.
- •Vin rouge — un pichet (base)
- •Miel — généreux (douceur)
- •Cannelle — un bâton (épice)
- •Poivre — quelques grains (chaleur épicée)
- •Nard ou mastic — une trace (parfum byzantin)
- •Eau — pour couper (tempérance)
Vin miellé aux épices des jours de réjouissance
Du vin rouge adouci de miel, parfumé de cannelle, de nard et de poivre, servi tiède. Le réconfort chaleureux des soirées de fête, descendant du conditum antique.
Pourquoi ce plat ? Le vin coupé d'eau accompagnait les repas monastiques byzantins, et les jours de fête on le parfumait de miel et d'épices, à la manière du conditum hérité de Rome. Une boisson de communion fraternelle, partagée par les frères entre deux étapes de leur mission.
Bois modérément, l'enfant, car la règle veut le vin coupé d'eau ; mais aux jours de fête, permets-toi cette douceur. Nous chauffions le vin sans le faire bouillir, nous y fondions le miel, et nous le parfumions de cannelle et d'un grain de poivre venu d'Orient par les caravanes. Tiède dans la coupe, il réchauffe le corps après les longues veilles et délie un peu les langues entre frères. Rends grâce d'abord, puis goûte : c'est le baume des soirs de joie.
Ingrédients (version d’époque)
- Vin rouge — un pichet (base)
- Miel — généreux (douceur)
- Cannelle — un bâton (épice)
- Poivre — quelques grains (chaleur épicée)
- Nard ou mastic — une trace (parfum byzantin)
- Eau — pour couper (tempérance)
Ingrédients
- Vin rouge fruité — 75 cl (base)
- Miel — 4 à 5 c. à soupe (douceur)
- Bâton de cannelle — 1 (épice)
- Poivre noir en grains — 5 grains (chaleur)
- Mastic en larme (ou 1 clou de girofle) — 1 petite (parfum byzantin)
- Eau — 10 à 15 cl (pour couper le vin)
Préparation
- Verser le vin et l'eau dans une casserole avec le miel.
- Ajouter la cannelle, le poivre et le mastic.
- Chauffer doucement sans jamais faire bouillir, 10 min, en remuant pour fondre le miel.
- Laisser infuser hors du feu 5 min, puis filtrer.
- Servir tiède dans des coupes ; pour les enfants, préparer la version au jus de raisin (voir clin d'œil).
Comment on faisait : Le conditum, vin miellé et épicé, traversait l'Antiquité tardive et l'Empire byzantin. Les moines buvaient le vin coupé d'eau par tempérance, mais les jours de fête autorisaient cette préparation parfumée. Le poivre et les épices, coûteux, signalaient le caractère exceptionnel de l'occasion.
Le twist contemporain : Version familiale sans alcool : remplacer le vin par du jus de raisin rouge chauffé avec les mêmes épices — tout le parfum de Byzance pour la table des enfants.
Cyrille et Méthode · Charactorium





