La carte de David Unaipon
Nourriture du fleuve (kurangk)

Pondi grillé sur les braises

QuotidienReconstitution🧂 🍄moyen30 min

Un filet de poisson d'eau douce cuit directement sur un lit de braises de bois dur, à la manière ngarrindjeri. Le poisson est simplement assaisonné de sel natif et enveloppé dans des feuilles humidifiées pour une cuisson à l'étouffée douce. La chair se détache en flocons tendres imprégnés d'un léger parfum de fumée.

Nourriture du fleuve (kurangk)

Un filet de poisson d'eau douce cuit directement sur un lit de braises de bois dur, à la manière ngarrindjeri. Le poisson est simplement assaisonné de sel natif et enveloppé dans des feuilles humidifiées pour une cuisson à l'étouffée douce. La chair se détache en flocons tendres imprégnés d'un léger parfum de fumée.

Voyez-vous, sur les rives du lac Alexandrina, nous n'avions besoin d'aucun fourneau pour préparer un repas digne de ce nom. Mon père prêchait les Écritures, certes, mais il n'avait jamais oublié comment disposer un lit de braises de red gum pour y coucher un beau pondi. On laissait le bois se consumer jusqu'à ce que la braise soit blanche et régulière — c'est là toute la science de la chose, et croyez-moi, j'ai étudié bien des mécanismes, mais celui de la braise reste d'une élégance parfaite. Le poisson enveloppé dans des feuilles humides cuisait doucement, et quand on l'ouvrait, la chair se détachait comme les pages d'un livre neuf. C'était notre repas le plus simple et le plus complet.
David Unaipon
Ingrédients
  • Murray cod (pondi) entier ou en filetun beau poisson, environ 1 à 2 livres (base)
  • Feuilles de red gum (Eucalyptus camaldulensis)une poignée généreuse (enveloppe de cuisson)
  • Sel natif ou cendre fineune pincée (assaisonnement)
  • Bois dur de red gumsuffisamment pour un bon lit de braises (combustible)
Comment on faisait : Les Ngarrindjeri cuisaient le pondi (Murray cod, Maccullochella peelii) directement dans les braises, parfois simplement posé sur la cendre chaude, parfois enveloppé dans des feuilles d'eucalyptus ou recouvert d'une couche d'argile humide. Le poisson était cuit entier, avec la peau et les arêtes, et partagé collectivement. Cette technique ne nécessitait aucun ustensile et tirait le meilleur parti du bois de red gum omniprésent le long du Murray.
Sources : Philip Clarke, « Aboriginal People and Their Plants », Rosenberg Publishing, 2007 · Diane Bell, « Ngarrindjeri Wurruwarrin: A World That Is, Was and Will Be », Spinifex Press, 1998 · Philip Jones, « Unaipon, David (1872–1967) », Australian Dictionary of Biography, vol. 12, 1990

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