La carte de Denis Diderot
Blanc-manger aux amandes
retourner
Entremets sucré (service de l'entremets)

Blanc-manger aux amandes

FestifReconstitution🍯moyen30 min (+ 4 h de prise)
Entremets sucré (service de l'entremets)

Blanc-manger aux amandes

Pourquoi ce plat ? Au temps des soupers raffinés que Diderot fréquentait, l'entremets sucré tranchait par sa délicatesse blanche au milieu des rôtis. Ce blanc-manger d'amandes, élégant et léger, est le genre de douceur qu'on présentait à la table d'un philosophe gourmand.

cliquer pour retourner
Entremets sucré (service de l'entremets)

Une crème d'amandes tremblante, blanche et parfumée, prise au moyen d'une gelée. Sucrée et délicate, elle apporte la note douce qui équilibre le repas, juste avant le dessert et les fromages.

Pour finir en douceur, laisse-moi t'offrir ce blanc-manger : un mets blanc comme neige, tremblant sous la cuiller, qui fait honneur à toute belle table. On pile les amandes mondées avec un peu d'eau pour en tirer un lait parfumé, on le sucre, on le prend avec un soupçon de colle de poisson, et on le laisse rafraîchir. C'est léger, c'est délicat — et après tant de viandes et de disputes, l'esprit comme le palais réclament un peu de cette blancheur paisible.
— Denis Diderot
Ingrédients
  • •Amandes douces mondées — une bonne mesure (lait d'amande parfumé)
  • •Eau — pour tirer le lait (infusion)
  • •Sucre — à discrétion (douceur)
  • •Colle de poisson (ichtyocolle) — selon prise (gélifiant)
  • •Eau de fleur d'oranger — quelques gouttes (parfum)
Comment on faisait : Le blanc-manger est un mets ancien, déjà présent au Moyen Âge, qui se raffine aux XVIIe–XVIIIe siècles en entremets de lait d'amande pris à la colle de poisson (gélatine d'origine animale). On le moulait pour obtenir de belles formes tremblantes, signe de luxe et de maîtrise.
Sources : Menon, La Cuisinière bourgeoise (1746) · Vincent La Chapelle, Le Cuisinier moderne (1735)

Voir aussi