La carte de Didon
La bouillie punique au fromage frais et au miel (puls punica)
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Bouillie de grains du foyer (le socle du repas quotidien)

La bouillie punique au fromage frais et au miel (puls punica)

QuotidienDocumentée🍯 🧂facile55 min
Bouillie de grains du foyer (le socle du repas quotidien)

La bouillie punique au fromage frais et au miel (puls punica)

Pourquoi ce plat ? Carthage naissante vivait de ses champs d'orge et d'épeautre autant que de la mer. Cette bouillie, que les Romains eux-mêmes nommaient « punique » tant ils la savaient carthaginoise, est le plat du foyer que Didon partageait avec son peuple de colons phéniciens, entre deux décisions de reine bâtisseuse.

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Bouillie de grains du foyer (le socle du repas quotidien)

Une bouillie crémeuse de grains d'épeautre concassé, enrichie de fromage frais et adoucie de miel, liée d'un œuf. Réconfortante, à la fois douce et salée, c'est le déjeuner des bâtisseurs comme des rois.

Approche, étranger, et ne te fie pas à sa simplicité. Quand mes Tyriens débarquèrent sur cette colline qui sera Carthage, c'est cette bouillie qui nous tint debout, le ventre plein avant l'ouvrage. On fait gonfler le grain dans l'eau jusqu'à ce qu'il devienne tendre comme un nuage, puis on y noie le fromage frais et le miel de nos collines, et l'on jette un œuf pour la lier. Goûte : le doux et le salé s'embrassent, comme la terre nouvelle embrasse la mer qui m'a portée jusqu'ici.
Didon
Ingrédients
  • Grain d'épeautre (alica) concasséune bonne poignée par convive (base nourrissante)
  • Fromage frais de brebis ou de chèvrequelques morceaux (richesse et liant)
  • Mielà discrétion (douceur)
  • Œufun (liant)
  • Eau de sourceselon la cuisson (cuisson)
Comment on faisait : Caton l'Ancien, dans son De Agricultura (IIe s. av. J.-C.), donne la recette de la puls punica : on fait tremper de l'alica (épeautre concassé), on y ajoute fromage frais, miel et un œuf. Le nom même, « punique », trahit son origine carthaginoise — Rome a recopié la cuisine de l'ennemie autant qu'elle l'a combattue.
Sources : Caton l'Ancien, De Agricultura, LXXXV (puls punica)

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