Puls Punica, la bouillie punique au miel et au fromage
Une bouillie crémeuse d'épeautre détendue de fromage frais, liée à l'œuf et adoucie de miel. Réconfortante, à la frontière du sucré et du salé, c'est le plat domestique punique par excellence.
Une bouillie crémeuse d'épeautre détendue de fromage frais, liée à l'œuf et adoucie de miel. Réconfortante, à la frontière du sucré et du salé, c'est le plat domestique punique par excellence.
Avant que les flots ne m'appellent, j'ai grandi à l'ombre de Byrsa, et c'est cette bouillie qui ouvrait nos journées. On laisse gonfler le grain dans l'eau jusqu'à ce qu'il devienne tendre comme un nuage, puis l'on fond dedans le fromage frais, l'œuf et le miel des collines. Garde-toi de la quitter des yeux et tourne sans cesse, car Tanit n'aime pas la bouillie brûlée. Un bol de cela, et un homme tient debout du lever de Shapash jusqu'à son coucher.
- •Far (épeautre ou amidonnier concassé) — une poignée généreuse (céréale, le socle de la bouillie)
- •Fromage frais — un bon morceau (onctuosité et salé léger)
- •Miel — à volonté (douceur)
- •Œuf — un (liaison)
- •Eau — abondante (cuisson du grain)
Puls Punica, la bouillie punique au miel et au fromage
Une bouillie crémeuse d'épeautre détendue de fromage frais, liée à l'œuf et adoucie de miel. Réconfortante, à la frontière du sucré et du salé, c'est le plat domestique punique par excellence.
Pourquoi ce plat ? Hannon était un notable de Carthage avant d'être un navigateur. À sa table comme dans toute maison punique, la bouillie de céréale — la fameuse puls punica que Caton l'Ancien jugea digne d'être notée — formait le cœur du repas de tous les jours.
Avant que les flots ne m'appellent, j'ai grandi à l'ombre de Byrsa, et c'est cette bouillie qui ouvrait nos journées. On laisse gonfler le grain dans l'eau jusqu'à ce qu'il devienne tendre comme un nuage, puis l'on fond dedans le fromage frais, l'œuf et le miel des collines. Garde-toi de la quitter des yeux et tourne sans cesse, car Tanit n'aime pas la bouillie brûlée. Un bol de cela, et un homme tient debout du lever de Shapash jusqu'à son coucher.
Ingrédients (version d’époque)
- Far (épeautre ou amidonnier concassé) — une poignée généreuse (céréale, le socle de la bouillie)
- Fromage frais — un bon morceau (onctuosité et salé léger)
- Miel — à volonté (douceur)
- Œuf — un (liaison)
- Eau — abondante (cuisson du grain)
Ingrédients
- Semoule d'épeautre (ou petit épeautre concassé) — 200 g (céréale de base)
- Eau — 1 litre (cuisson)
- Fromage frais (type brousse ou ricotta) — 150 g (onctuosité)
- Miel — 3 c. à soupe (douceur)
- Œuf — 1 (liaison)
- Sel — 1 pincée (équilibre)
Préparation
- Porter l'eau salée à ébullition, verser la semoule d'épeautre en pluie et cuire à feu doux 20 à 25 minutes en remuant, jusqu'à obtenir une bouillie tendre.
- Hors du feu, incorporer le fromage frais jusqu'à ce qu'il fonde dans la bouillie.
- Battre l'œuf et l'ajouter rapidement en fouettant pour qu'il lie sans cuire en grumeaux ; remettre 1 minute sur feu très doux.
- Retirer du feu et incorporer le miel.
- Servir tiède dans un bol, avec un filet de miel supplémentaire par-dessus.
Comment on faisait : Caton l'Ancien, dans son traité d'agriculture (IIe s. av. J.-C.), donne la recette de la puls punica : faire tremper de l'amidonnier, y ajouter du fromage frais, du miel et un œuf. La bouillie de céréale (puls) précède le pain levé comme aliment de base dans tout le monde méditerranéen antique ; les Romains désignaient d'ailleurs cette version comme « punique », c'est-à-dire carthaginoise.
Le twist contemporain : Dressée en bol du matin façon porridge ancien, parsemée d'éclats d'amandes grillées et d'un trait de miel de thym : un petit-déjeuner « vieux de 2 500 ans ».
Sources : Caton l'Ancien, De Agricultura, ch. 85 (recette de la puls punica)
Hannon le Navigateur · Charactorium