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Oie rôtie au miel, figues et coriandre
Pourquoi ce plat ? L'oie grasse était la volaille royale par excellence, élevée en grand nombre et offerte aux dieux comme aux pharaons. Pour un souverain bâtisseur comme Djéser, dont les festins jalonnaient les fêtes religieuses de Memphis, une oie dorée au miel et aux figues incarnait l'abondance que le roi devait à son peuple et à Ra.
Une oie rôtie à la peau laquée de miel, garnie de figues et d'oignons, parfumée de coriandre. La graisse fondante, le sucré des fruits et le salé de la viande composent un plat de pure fête.
Lorsque la crue du Nil comble les greniers, je convie ma maison au festin, comme il sied à l'Horus d'or. On présente alors l'oie engraissée dans les marais du Delta, sa peau lustrée de miel sauvage, son ventre empli de figues mûres. Tournez-la lentement au-dessus des braises, arrosez-la de son propre jus, et que la coriandre embaume la salle. Ce que les dieux reçoivent en offrande, le roi le partage : voilà ma loi.
- •Oie grasse — une bête entière (pièce maîtresse)
- •Miel sauvage — à la louche (laque sucrée)
- •Figues fraîches — une poignée (garniture sucrée)
- •Oignons — quelques-uns (garniture)
- •Coriandre et cumin — une pincée (parfum)
- •Sel — selon le goût (assaisonnement)
Oie rôtie au miel, figues et coriandre
Une oie rôtie à la peau laquée de miel, garnie de figues et d'oignons, parfumée de coriandre. La graisse fondante, le sucré des fruits et le salé de la viande composent un plat de pure fête.
Pourquoi ce plat ? L'oie grasse était la volaille royale par excellence, élevée en grand nombre et offerte aux dieux comme aux pharaons. Pour un souverain bâtisseur comme Djéser, dont les festins jalonnaient les fêtes religieuses de Memphis, une oie dorée au miel et aux figues incarnait l'abondance que le roi devait à son peuple et à Ra.
Lorsque la crue du Nil comble les greniers, je convie ma maison au festin, comme il sied à l'Horus d'or. On présente alors l'oie engraissée dans les marais du Delta, sa peau lustrée de miel sauvage, son ventre empli de figues mûres. Tournez-la lentement au-dessus des braises, arrosez-la de son propre jus, et que la coriandre embaume la salle. Ce que les dieux reçoivent en offrande, le roi le partage : voilà ma loi.
Ingrédients (version d’époque)
- Oie grasse — une bête entière (pièce maîtresse)
- Miel sauvage — à la louche (laque sucrée)
- Figues fraîches — une poignée (garniture sucrée)
- Oignons — quelques-uns (garniture)
- Coriandre et cumin — une pincée (parfum)
- Sel — selon le goût (assaisonnement)
Ingrédients
- Cuisses d'oie ou de canard (ou oie entière) — 4 cuisses ou 1 oie de 3,5 kg (pièce maîtresse)
- Miel — 4 c. à soupe (laque)
- Figues fraîches ou séchées — 10 (garniture)
- Oignons — 3 (garniture)
- Graines de coriandre moulues — 2 c. à café (parfum)
- Cumin moulu — 1 c. à café (parfum)
- Sel — à doser (assaisonnement)
Préparation
- Frottez la volaille de sel, coriandre et cumin, dedans comme dehors.
- Glissez quelques figues et oignons coupés dans la cavité (ou disposez-les autour pour des cuisses).
- Rôtissez au four à 180 °C, en arrosant régulièrement du jus de cuisson (compter ~45 min pour des cuisses, jusqu'à 2 h pour une oie entière).
- À mi-cuisson, badigeonnez généreusement de miel pour laquer la peau ; ajoutez le reste des figues autour.
- Laissez reposer 10 min avant de servir, nappée de son jus et des figues confites.
Comment on faisait : Les Égyptiens gavaient déjà oies et canards pour obtenir des foies gras et une chair grasse. On rôtissait la volaille à la broche au-dessus des braises, et le miel — seul édulcorant disponible — servait à laquer et à conserver les viandes festives.
Le twist contemporain : Dressez l'oie sur un lit de figues rôties et glissez quelques pétales d'oignon caramélisé : une « offrande » dorée digne d'un bas-relief de tombeau.
Sources : Pierre Tallet, Histoire de la cuisine et de la gastronomie égyptiennes (PUF) · Patrick Faas, Around the Roman Table (pour les techniques de rôtissage antique comparées)
Djoser · Charactorium





