La carte de Dmitri Chostakovitch
Tchaïepitié — le rituel du thé, moment de conversation qui clôt le repas

Thé noir au samovar et sa confiture (varenye)

BoissonDocumentée☕ 🍯facile15 min

Un thé très fort (le zavarka) tiré d'une petite théière posée sur le samovar, qu'on allonge à volonté d'eau bouillante. On ne le sucre pas dans la tasse : on glisse une cuillerée de confiture de fruits rouges qu'on laisse fondre ou qu'on déguste à part.

Tchaïepitié — le rituel du thé, moment de conversation qui clôt le repas

Un thé très fort (le zavarka) tiré d'une petite théière posée sur le samovar, qu'on allonge à volonté d'eau bouillante. On ne le sucre pas dans la tasse : on glisse une cuillerée de confiture de fruits rouges qu'on laisse fondre ou qu'on déguste à part.

Le samovar, chez nous, ne s'éteignait pour ainsi dire jamais. On tirait un thé très fort, presque noir — le zavarka — qu'on allongeait d'eau bouillante autant qu'on voulait. Pas de pâtisserie compliquée : une cuillerée de varenye, confiture de griottes ou de groseilles, qu'on laisse fondre dans la tasse ou qu'on suce à la cuillère entre deux gorgées. C'est l'heure où l'on parle, où l'on se tait, où l'on écoute la radio.
Dmitri Chostakovitch
Ingrédients
  • Thé noir en feuillespour un zavarka concentré (infusion forte)
  • Eau du samovarà volonté, bouillante (allonge le thé)
  • Varenye (confiture peu prise de fruits rouges)une cuillerée par tasse (douceur, accompagnement)
  • Tranche de citron (en variante)1 (acidité, fraîcheur)
Comment on faisait : Le samovar, chauffé au charbon de bois, maintenait l'eau frémissante des heures durant et trônait au centre du foyer russe. On ne buvait pas le thé sucré « à la tasse » mais « à la confiture » (s varenyem), la cuillerée de fruits remplaçant le sucre — manière à la fois économe et conviviale, au cœur de la culture intellectuelle russe.