Thé noir au samovar et sa confiture (varenye)
Un thé très fort (le zavarka) tiré d'une petite théière posée sur le samovar, qu'on allonge à volonté d'eau bouillante. On ne le sucre pas dans la tasse : on glisse une cuillerée de confiture de fruits rouges qu'on laisse fondre ou qu'on déguste à part.
Un thé très fort (le zavarka) tiré d'une petite théière posée sur le samovar, qu'on allonge à volonté d'eau bouillante. On ne le sucre pas dans la tasse : on glisse une cuillerée de confiture de fruits rouges qu'on laisse fondre ou qu'on déguste à part.
Le samovar, chez nous, ne s'éteignait pour ainsi dire jamais. On tirait un thé très fort, presque noir — le zavarka — qu'on allongeait d'eau bouillante autant qu'on voulait. Pas de pâtisserie compliquée : une cuillerée de varenye, confiture de griottes ou de groseilles, qu'on laisse fondre dans la tasse ou qu'on suce à la cuillère entre deux gorgées. C'est l'heure où l'on parle, où l'on se tait, où l'on écoute la radio.
- •Thé noir en feuilles — pour un zavarka concentré (infusion forte)
- •Eau du samovar — à volonté, bouillante (allonge le thé)
- •Varenye (confiture peu prise de fruits rouges) — une cuillerée par tasse (douceur, accompagnement)
- •Tranche de citron (en variante) — 1 (acidité, fraîcheur)
Thé noir au samovar et sa confiture (varenye)
Un thé très fort (le zavarka) tiré d'une petite théière posée sur le samovar, qu'on allonge à volonté d'eau bouillante. On ne le sucre pas dans la tasse : on glisse une cuillerée de confiture de fruits rouges qu'on laisse fondre ou qu'on déguste à part.
Pourquoi ce plat ? Son anecdotier indique le thé bu au samovar : centre de la sociabilité de l'intelligentsia, l'heure où l'on parle, où l'on écoute la radio — et où ce compositeur anxieux trouvait un peu de répit.
Le samovar, chez nous, ne s'éteignait pour ainsi dire jamais. On tirait un thé très fort, presque noir — le zavarka — qu'on allongeait d'eau bouillante autant qu'on voulait. Pas de pâtisserie compliquée : une cuillerée de varenye, confiture de griottes ou de groseilles, qu'on laisse fondre dans la tasse ou qu'on suce à la cuillère entre deux gorgées. C'est l'heure où l'on parle, où l'on se tait, où l'on écoute la radio.
Ingrédients (version d’époque)
- Thé noir en feuilles — pour un zavarka concentré (infusion forte)
- Eau du samovar — à volonté, bouillante (allonge le thé)
- Varenye (confiture peu prise de fruits rouges) — une cuillerée par tasse (douceur, accompagnement)
- Tranche de citron (en variante) — 1 (acidité, fraîcheur)
Ingrédients
- Thé noir de qualité (en feuilles) — 2 c. à café par petite théière (concentré (zavarka))
- Eau bouillante — selon les tasses (dilution)
- Confiture de griottes ou groseilles (peu sucrée) — 1 c. à café par tasse (douceur fruitée)
- Citron — quelques tranches (option acidulée)
Préparation
- Préparer un zavarka : infuser le thé en feuilles dans peu d'eau pour obtenir une infusion très concentrée.
- Verser un fond de zavarka dans chaque tasse, puis compléter d'eau bouillante selon la force désirée.
- Ne pas sucrer : proposer la confiture à côté, à laisser fondre dans le thé ou à déguster à la cuillère.
- Offrir une tranche de citron pour qui aime l'amertume relevée d'acidité.
Comment on faisait : Le samovar, chauffé au charbon de bois, maintenait l'eau frémissante des heures durant et trônait au centre du foyer russe. On ne buvait pas le thé sucré « à la tasse » mais « à la confiture » (s varenyem), la cuillerée de fruits remplaçant le sucre — manière à la fois économe et conviviale, au cœur de la culture intellectuelle russe.
Le twist contemporain : À défaut de samovar, une grande théière isotherme tient l'eau chaude tout l'après-midi : recréez le tchaïepitié, ce thé qui ne finit jamais et qui fait durer la conversation.
Dmitri Chostakovitch · Charactorium