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Soupe de pain noir (Brotsuppe)
Pourquoi ce plat ? Fille d'aubergiste près de Cassel, Dorothea grandit au son de la grande marmite. Dans une auberge, rien ne se perd : le pain de seigle rassis devient soupe, qu'on sert aux voyageurs comme aux conteurs qui font halte. C'est en remuant cette marmite que se racontaient les contes qu'elle livrera plus tard aux frères Grimm.
Une soupe humble et réconfortante : du pain de seigle dur attendri dans un bouillon de légumes du jardin, lié au saindoux et relevé de carvi. Le plat du pauvre, mais celui qui réchauffe les longs hivers de Hesse.
Approche-toi de l'âtre, petit, et écoute la marmite chanter. Quand le pain de seigle est trop dur pour la dent, on ne le jette point — chez nous on ne gâche rien, le bon Dieu n'aime pas le gaspillage. Je le casse en morceaux, je verse dessus le bouillon des choux, une cuillerée de graisse d'oie, une pincée de carvi, et voilà de quoi tenir le ventre jusqu'au soir. Bien des voyageurs se sont réchauffés à cette écuelle pendant que je leur contais l'histoire du fidèle Jean.
- •Pain de seigle rassis — plusieurs tranches dures (base de la soupe)
- •Bouillon de légumes ou eau de cuisson des choux — un grand pot (liquide)
- •Graisse d'oie ou saindoux — une grosse cuillerée (matière grasse, goût)
- •Oignon du jardin — un (aromate)
- •Graines de carvi — une pincée (signature, digestion)
- •Sel — selon le goût (assaisonnement)
Soupe de pain noir (Brotsuppe)
Une soupe humble et réconfortante : du pain de seigle dur attendri dans un bouillon de légumes du jardin, lié au saindoux et relevé de carvi. Le plat du pauvre, mais celui qui réchauffe les longs hivers de Hesse.
Pourquoi ce plat ? Fille d'aubergiste près de Cassel, Dorothea grandit au son de la grande marmite. Dans une auberge, rien ne se perd : le pain de seigle rassis devient soupe, qu'on sert aux voyageurs comme aux conteurs qui font halte. C'est en remuant cette marmite que se racontaient les contes qu'elle livrera plus tard aux frères Grimm.
Approche-toi de l'âtre, petit, et écoute la marmite chanter. Quand le pain de seigle est trop dur pour la dent, on ne le jette point — chez nous on ne gâche rien, le bon Dieu n'aime pas le gaspillage. Je le casse en morceaux, je verse dessus le bouillon des choux, une cuillerée de graisse d'oie, une pincée de carvi, et voilà de quoi tenir le ventre jusqu'au soir. Bien des voyageurs se sont réchauffés à cette écuelle pendant que je leur contais l'histoire du fidèle Jean.
Ingrédients (version d’époque)
- Pain de seigle rassis — plusieurs tranches dures (base de la soupe)
- Bouillon de légumes ou eau de cuisson des choux — un grand pot (liquide)
- Graisse d'oie ou saindoux — une grosse cuillerée (matière grasse, goût)
- Oignon du jardin — un (aromate)
- Graines de carvi — une pincée (signature, digestion)
- Sel — selon le goût (assaisonnement)
Ingrédients
- Pain de seigle complet rassis — 200 g (base)
- Bouillon de légumes — 1 litre (liquide)
- Saindoux ou beurre — 30 g (matière grasse)
- Oignon — 1 gros (aromate)
- Graines de carvi — 1 c. à café (signature)
- Sel et poivre — selon le goût (assaisonnement)
Préparation
- Émincer l'oignon et le faire fondre doucement dans le saindoux jusqu'à ce qu'il blondisse.
- Couper le pain de seigle en morceaux et l'ajouter dans la casserole.
- Verser le bouillon chaud, ajouter le carvi, saler.
- Laisser mijoter 20 à 25 minutes en remuant, jusqu'à ce que le pain se défasse et épaississe la soupe.
- Écraser grossièrement à la cuillère pour une texture rustique. Servir brûlant.
Comment on faisait : Dans les foyers paysans de Hesse, le pain noir de seigle se cuisait une fois par semaine ou par mois et durcissait vite : les soupes de pain (Brotsuppe, Bröckelsuppe) étaient le moyen quotidien de le recycler. La graisse d'oie remplaçait le beurre, plus rare, surtout dans une auberge où l'on abattait la volaille.
Le twist contemporain : Servie dans un bol creux avec un œuf poché au centre et quelques croûtons de seigle dorés au beurre de carvi.
Dorothea Viehmann · Charactorium





