retournerPain d'épices à la mélasse (molasses gingerbread)
Pain d'épices à la mélasse (molasses gingerbread)
Pourquoi ce plat ? Poe a passé sa vie sur les routes — Richmond, Baltimore, Philadelphie, New York. Dense, sucré et qui se conserve, le pain d'épices à la mélasse était le gâteau de poche idéal du voyageur impécunieux et du travailleur acharné qu'il fut, penché sur ses manuscrits jusque tard dans la nuit.
Un gâteau dense et sombre, parfumé au gingembre et à la cannelle, sucré à la mélasse. Il se garde plusieurs jours et se glisse dans une poche : le compagnon des longues routes et des nuits d'écriture.
Le voyageur sans fortune, lecteur, apprend vite à se munir de provisions qui ne le trahissent pas. Ce pain d'épices, sombre comme une nuit sans lune et lourd de mélasse, je l'ai porté dans ma poche de diligence en diligence, de Baltimore à Philadelphie. Le gingembre et la cannelle y réveillent l'esprit ; et lorsque la chandelle brûlait bas et que ma plume courait sur le Corbeau, un morceau de ce gâteau me tenait lieu de souper. Il ne se gâte point, voyez-vous — vertu rare, en ce monde où tout se corrompt si vite.
- •Farine de froment — plusieurs mesures (base)
- •Mélasse de canne — en bonne quantité (sucre et liant)
- •Gingembre en poudre — généreusement (épice maîtresse)
- •Cannelle — une pincée (épice)
- •Beurre ou saindoux — une bonne cuillerée (matière grasse)
- •Bicarbonate (perlasse) — une pincée (levant)
- •Œuf — un (liant)
Pain d'épices à la mélasse (molasses gingerbread)
Un gâteau dense et sombre, parfumé au gingembre et à la cannelle, sucré à la mélasse. Il se garde plusieurs jours et se glisse dans une poche : le compagnon des longues routes et des nuits d'écriture.
Pourquoi ce plat ? Poe a passé sa vie sur les routes — Richmond, Baltimore, Philadelphie, New York. Dense, sucré et qui se conserve, le pain d'épices à la mélasse était le gâteau de poche idéal du voyageur impécunieux et du travailleur acharné qu'il fut, penché sur ses manuscrits jusque tard dans la nuit.
Le voyageur sans fortune, lecteur, apprend vite à se munir de provisions qui ne le trahissent pas. Ce pain d'épices, sombre comme une nuit sans lune et lourd de mélasse, je l'ai porté dans ma poche de diligence en diligence, de Baltimore à Philadelphie. Le gingembre et la cannelle y réveillent l'esprit ; et lorsque la chandelle brûlait bas et que ma plume courait sur le Corbeau, un morceau de ce gâteau me tenait lieu de souper. Il ne se gâte point, voyez-vous — vertu rare, en ce monde où tout se corrompt si vite.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine de froment — plusieurs mesures (base)
- Mélasse de canne — en bonne quantité (sucre et liant)
- Gingembre en poudre — généreusement (épice maîtresse)
- Cannelle — une pincée (épice)
- Beurre ou saindoux — une bonne cuillerée (matière grasse)
- Bicarbonate (perlasse) — une pincée (levant)
- Œuf — un (liant)
Ingrédients
- Farine de blé — 250 g (base)
- Mélasse de canne — 180 g (sucre et liant)
- Gingembre en poudre — 2 c. à café (épice maîtresse)
- Cannelle — 1 c. à café (épice)
- Beurre fondu — 100 g (matière grasse)
- Bicarbonate de soude — 1 c. à café (levant)
- Œuf — 1 (liant)
- Eau chaude — 120 ml (hydratation)
Préparation
- Préchauffer le four à 170 °C. Beurrer un petit moule.
- Mélanger la farine, le gingembre, la cannelle et le bicarbonate.
- Dans un autre bol, fouetter la mélasse, le beurre fondu et l'œuf.
- Incorporer les ingrédients secs, puis détendre avec l'eau chaude jusqu'à une pâte lisse et coulante.
- Verser dans le moule et cuire 35 à 40 min : la lame ressort propre.
- Laisser refroidir complètement avant de couper en carrés ; il se bonifie et se conserve plusieurs jours dans un linge.
Comment on faisait : Le molasses gingerbread était un gâteau du quotidien dans toute l'Amérique du XIXe siècle, prisé parce qu'il utilisait la mélasse bon marché plutôt que le sucre raffiné, et parce que sa densité lui assurait une bonne conservation. On le levait au bicarbonate (alors appelé 'saleratus' ou 'perlasse'). Idéal pour le voyage et les provisions.
Le twist contemporain : Découpez-le à l'emporte-pièce en forme de corbeau et glacez les contours de sucre noir — un en-cas littéraire.
Edgar Allan Poe · Charactorium





