Blåbærsaft — sirop de myrtilles des forêts
Un sirop concentré de myrtilles sauvages (ou de leurs cousines norvégiennes, les bleuets des forêts) cuites avec du sucre puis filtrées, que l'on conserve en bouteilles et que l'on dilue d'eau froide pour une boisson désaltérante, ou d'eau chaude l'hiver.
Un sirop concentré de myrtilles sauvages (ou de leurs cousines norvégiennes, les bleuets des forêts) cuites avec du sucre puis filtrées, que l'on conserve en bouteilles et que l'on dilue d'eau froide pour une boisson désaltérante, ou d'eau chaude l'hiver.
L'été norvégien est court, mais les forêts se gorgent de baies bleues à perte de vue. On les cueille à pleines mains, on les fait chanter dans le chaudron avec un peu de sucre, puis on emplit les bouteilles pour l'hiver. Depuis que les médecins de Copenhague m'ont arraché à la bouteille d'alcool, c'est ce jus de baies, coupé d'eau claire, que je porte à mes lèvres dans l'atelier. Il a le goût de la forêt et de la sobriété — et crois-moi, il vaut mieux que tout ce que j'ai bu dans les cafés de Berlin.
- •Myrtilles / bleuets sauvages — des paniers entiers (fruit de base)
- •Eau — juste pour couvrir (extraction du jus)
- •Sucre — à proportion du jus obtenu (conservation et douceur)
Blåbærsaft — sirop de myrtilles des forêts
Un sirop concentré de myrtilles sauvages (ou de leurs cousines norvégiennes, les bleuets des forêts) cuites avec du sucre puis filtrées, que l'on conserve en bouteilles et que l'on dilue d'eau froide pour une boisson désaltérante, ou d'eau chaude l'hiver.
Pourquoi ce plat ? Après la cure du Dr Jacobson à Copenhague en 1908, Munch renonça presque entièrement à l'alcool qui avait ruiné sa santé. Une boisson de baies sans alcool, mise en bouteilles à la fin de l'été, correspond exactement à cette table sobre retrouvée à son retour en Norvège.
L'été norvégien est court, mais les forêts se gorgent de baies bleues à perte de vue. On les cueille à pleines mains, on les fait chanter dans le chaudron avec un peu de sucre, puis on emplit les bouteilles pour l'hiver. Depuis que les médecins de Copenhague m'ont arraché à la bouteille d'alcool, c'est ce jus de baies, coupé d'eau claire, que je porte à mes lèvres dans l'atelier. Il a le goût de la forêt et de la sobriété — et crois-moi, il vaut mieux que tout ce que j'ai bu dans les cafés de Berlin.
Ingrédients (version d’époque)
- Myrtilles / bleuets sauvages — des paniers entiers (fruit de base)
- Eau — juste pour couvrir (extraction du jus)
- Sucre — à proportion du jus obtenu (conservation et douceur)
Ingrédients
- Myrtilles (fraîches ou surgelées) — 1 kg (fruit de base)
- Eau — 50 cl (extraction)
- Sucre — environ 600 g (selon le jus filtré) (conservation)
- Jus de citron (facultatif) — 1 c. à soupe (relever l'acidité et aider la conservation)
Préparation
- Mettre les myrtilles et l'eau dans une grande casserole, porter à frémissement et écraser légèrement les fruits ; laisser cuire 15 minutes.
- Verser dans un linge propre posé sur une passoire et laisser le jus s'égoutter sans presser (pour un sirop limpide).
- Mesurer le jus, le remettre à chauffer avec environ 60 g de sucre pour 100 ml de jus (et le citron), porter à ébullition douce 5 minutes en écumant.
- Verser bouillant dans des bouteilles ébouillantées et fermer aussitôt ; conserver au frais.
- Servir dilué : 1 part de sirop pour 4 à 5 parts d'eau froide l'été, ou d'eau chaude l'hiver.
Comment on faisait : La cueillette des baies (myrtilles, airelles, mûres des marais) et leur mise en conserve sous forme de saft ou de confiture étaient un pilier de l'autosuffisance norvégienne, permettant d'apporter vitamines et douceur pendant le long hiver. Le saft, non alcoolisé, était la boisson quotidienne des familles et des enfants.
Le twist contemporain : Servir dans un verre épais sur un fond de glace pilée, la couleur virant du violet profond au bleu nuit selon la lumière — toute une palette munchienne dans un verre.
Edvard Munch · Charactorium