Spekesild på flatbrød — hareng salé sur pain plat
Des filets de hareng salé, dessalés puis attendris dans un peu de vinaigre, posés sur du flatbrød craquant ou du pain de seigle, avec des rondelles d'oignon cru. Salé, vif et nourrissant : le casse-croûte norvégien par excellence.
Des filets de hareng salé, dessalés puis attendris dans un peu de vinaigre, posés sur du flatbrød craquant ou du pain de seigle, avec des rondelles d'oignon cru. Salé, vif et nourrissant : le casse-croûte norvégien par excellence.
Quand le travail me tenait des heures devant la toile, je n'avais ni le temps ni l'envie de m'attabler. Un morceau de flatbrød, un filet de hareng salé, quelques anneaux d'oignon cru, et voilà de quoi tenir debout. C'est la pitance du pêcheur et de l'ouvrier, celle qu'on emporte dans sa poche enveloppée d'un papier — rude au palais, mais franche. Trempe d'abord ton hareng dans l'eau pour ôter le plus gros du sel, sinon il te brûlera la bouche comme l'eau de mer.
- •Hareng salé en tonneau — quelques filets (protéine de conserve)
- •Flatbrød (pain plat sec) ou pain de seigle — quelques galettes (support)
- •Oignon cru — 1 (mordant)
- •Vinaigre — un filet (attendrir et aciduler)
- •Beurre — un peu (tartiner le pain)
Spekesild på flatbrød — hareng salé sur pain plat
Des filets de hareng salé, dessalés puis attendris dans un peu de vinaigre, posés sur du flatbrød craquant ou du pain de seigle, avec des rondelles d'oignon cru. Salé, vif et nourrissant : le casse-croûte norvégien par excellence.
Pourquoi ce plat ? Le hareng salé était la nourriture de poche du peuple norvégien — bon marché, transportable, mangé sur le pouce. Pour Munch, occupé des heures durant dans son atelier d'Ekely, une tartine de hareng et d'oignon sur du pain plat était l'en-cas tout trouvé, fidèle à son goût pour les plats simples du pays.
Quand le travail me tenait des heures devant la toile, je n'avais ni le temps ni l'envie de m'attabler. Un morceau de flatbrød, un filet de hareng salé, quelques anneaux d'oignon cru, et voilà de quoi tenir debout. C'est la pitance du pêcheur et de l'ouvrier, celle qu'on emporte dans sa poche enveloppée d'un papier — rude au palais, mais franche. Trempe d'abord ton hareng dans l'eau pour ôter le plus gros du sel, sinon il te brûlera la bouche comme l'eau de mer.
Ingrédients (version d’époque)
- Hareng salé en tonneau — quelques filets (protéine de conserve)
- Flatbrød (pain plat sec) ou pain de seigle — quelques galettes (support)
- Oignon cru — 1 (mordant)
- Vinaigre — un filet (attendrir et aciduler)
- Beurre — un peu (tartiner le pain)
Ingrédients
- Filets de hareng salé (ou marinés, type matjes) — 4 filets (garniture)
- Flatbrød ou pain de seigle complet — 4 tranches (support)
- Oignon rouge ou jaune — 1 petit (mordant cru)
- Vinaigre blanc — 2 c. à soupe (marinade)
- Beurre — 20 g (tartiner)
- Aneth ou ciboulette (facultatif) — quelques brins (fraîcheur)
Préparation
- Si le hareng est très salé, le faire dessaler 1 à 2 h dans l'eau froide, puis l'éponger.
- Le couper en bouchées et le laisser 15 min dans un peu de vinaigre additionné d'eau pour l'attendrir.
- Émincer l'oignon en fines rondelles.
- Beurrer le pain, y disposer les morceaux de hareng et les rondelles d'oignon.
- Parsemer d'aneth ou de ciboulette et servir aussitôt, en en-cas froid.
Comment on faisait : Le hareng salé en tonneau a longtemps été la protéine de base des classes populaires scandinaves, abondant et bon marché. Associé au flatbrød — un pain plat très sec qui se conserve des mois — il formait le repas froid transportable (kveldsmat ou matpakke) du pêcheur, du paysan et de l'ouvrier, mangé sans cérémonie.
Le twist contemporain : Dresser en tartines ouvertes façon smørbrød, hareng lustré et oignon en fines lunes, sur du pain noir — sombre, graphique, presque une nature morte du Nord.
Edvard Munch · Charactorium
