La carte de Émile Zola
Pot-au-feu du fourneau
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Plat de résistance du quotidien (avec son potage tiré du bouillon)

Pot-au-feu du fourneau

QuotidienDocumentée🧂 🍄facile3 h 30
Plat de résistance du quotidien (avec son potage tiré du bouillon)

Pot-au-feu du fourneau

Pourquoi ce plat ? Plat emblématique de la table bourgeoise française que Zola, gros mangeur, appréciait. Mijoté des heures sur le fourneau pendant ses longues journées d'écriture, il fournissait à la fois un bouillon-potage et la viande du repas — l'incarnation de la cuisine honnête et nourrissante du XIXe siècle.

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Plat de résistance du quotidien (avec son potage tiré du bouillon)

Une pièce de bœuf et ses légumes-racines pochés très lentement dans un grand bouillon parfumé au bouquet garni. On en tire d'abord une soupe dorée, puis la viande fumante servie avec gros sel et cornichons.

Ah, le pot-au-feu ! Voilà le plat qui a soutenu mon labeur, là, sur le coin du fourneau, à mijoter des heures durant pendant que je noircissais mes pages. Ma cuisinière y jetait un beau morceau de gîte, des poireaux, des carottes et un navet, et toute la maison s'emplissait d'une vapeur honnête qui sentait le travail bien fait. Je vous le dis, rien ne vaut ce bouillon doré pour réconforter un homme qui s'use les yeux à dépeindre la misère du monde. On en tirait d'abord la soupe, puis la viande avec un gros sel et des cornichons — un repas de bourgeois économe, mais quel régal !
Émile Zola
Ingrédients
  • Gîte ou paleron de bœufune belle pièce (viande maigre fondante)
  • Os à moelledeux ou trois tronçons (richesse et umami du bouillon)
  • Poireaux, carottes, navetsà pleine main (légumes du pot)
  • Oignon piqué de clous de girofleun (parfum)
  • Bouquet garni (thym, laurier, persil)un fagot (signature aromatique)
  • Gros sel et poivre en grainsselon le goût (assaisonnement)
Comment on faisait : Au XIXe siècle, le pot-au-feu mijotait toute la matinée sur le fourneau à charbon. On le considérait comme le plat national français : économique, il fournissait deux services (la soupe puis le bouilli) à partir d'une seule cuisson, et la moelle se tartinait sur du pain grillé.

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