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Vin chaud épicé à la prussienne (Bischof)
Pourquoi ce plat ? Kant goûtait le vin à son déjeuner et le tenait, à dose mesurée, pour un agent de la conversation et de la bonne humeur — il en parle dans son Anthropologie. Le 'Bischof', vin chaud épicé aux agrumes, était la boisson conviviale des soirées d'hiver prussiennes, en accord avec son goût pour la sociabilité réglée.
Un vin rouge chauffé, parfumé de clou de girofle, cannelle et zeste d'orange amère, à peine sucré. Réconfortant, épicé et délicatement acidulé.
Je tiens, comme je l'ai écrit, que le vin délie la langue et anime la société — pourvu qu'on en use avec mesure, jamais jusqu'à l'oubli de soi. Aux soirs d'hiver de Königsberg, on faisait chauffer le vin avec le girofle, la cannelle et le zeste amer de l'orange, et l'on en versait à chacun une portion raisonnable. Buvez-en lentement : la chaleur de la coupe doit servir l'esprit, et non l'éteindre.
- •Vin rouge — une bouteille (base)
- •Sucre ou miel — selon le goût (douceur)
- •Clous de girofle — quelques-uns (épice)
- •Bâton de cannelle — un (épice)
- •Zeste d'orange amère — d'un fruit (amertume parfumée, signature du Bischof)
Vin chaud épicé à la prussienne (Bischof)
Un vin rouge chauffé, parfumé de clou de girofle, cannelle et zeste d'orange amère, à peine sucré. Réconfortant, épicé et délicatement acidulé.
Pourquoi ce plat ? Kant goûtait le vin à son déjeuner et le tenait, à dose mesurée, pour un agent de la conversation et de la bonne humeur — il en parle dans son Anthropologie. Le 'Bischof', vin chaud épicé aux agrumes, était la boisson conviviale des soirées d'hiver prussiennes, en accord avec son goût pour la sociabilité réglée.
Je tiens, comme je l'ai écrit, que le vin délie la langue et anime la société — pourvu qu'on en use avec mesure, jamais jusqu'à l'oubli de soi. Aux soirs d'hiver de Königsberg, on faisait chauffer le vin avec le girofle, la cannelle et le zeste amer de l'orange, et l'on en versait à chacun une portion raisonnable. Buvez-en lentement : la chaleur de la coupe doit servir l'esprit, et non l'éteindre.
Ingrédients (version d’époque)
- Vin rouge — une bouteille (base)
- Sucre ou miel — selon le goût (douceur)
- Clous de girofle — quelques-uns (épice)
- Bâton de cannelle — un (épice)
- Zeste d'orange amère — d'un fruit (amertume parfumée, signature du Bischof)
Ingrédients
- Vin rouge — 75 cl (base)
- Sucre — 2 à 3 c. à soupe (douceur)
- Clous de girofle — 4 (épice)
- Cannelle — 1 bâton (épice)
- Orange — 1 (zeste + jus) (agrume)
Préparation
- Verser le vin dans une casserole avec le sucre, le girofle, la cannelle et le zeste d'orange.
- Chauffer doucement sans jamais faire bouillir (le vin ne doit que frémir), 15 à 20 minutes.
- Ajouter un peu de jus d'orange, goûter et ajuster le sucre.
- Filtrer et servir bien chaud dans des coupes ou des verres résistants.
- Servir avec modération — Kant insisterait sur ce point.
Comment on faisait : Le 'Bischof' (du nom de sa robe rouge évêque) était un vin chaud aux agrumes amers populaire dans l'Allemagne et la Prusse du XVIIIe siècle, parent du Glühwein. On le préparait l'hiver pour les réunions amicales. Le sucre, devenu plus accessible au XVIIIe siècle, et les épices de la Hanse en faisaient une boisson de société valorisante.
Le twist contemporain : Servir en petites tasses avec un fin ruban de zeste d'orange séché en garniture, et proposer une version sans alcool au jus de raisin épicé pour les plus jeunes de la tablée.
Emmanuel Kant · Charactorium





