Amazake — boisson de riz fermenté des kami
Une boisson épaisse, laiteuse et naturellement sucrée, faite de riz transformé par le koji sans alcool. Tiède, elle réconforte ; on la présente aux kami avant de la boire. Sa douceur ne doit rien au sucre, tout à la magie de la fermentation du riz.
Une boisson épaisse, laiteuse et naturellement sucrée, faite de riz transformé par le koji sans alcool. Tiède, elle réconforte ; on la présente aux kami avant de la boire. Sa douceur ne doit rien au sucre, tout à la magie de la fermentation du riz.
Avant qu'une goutte ne touche mes lèvres, elle revient aux kami — ainsi va l'ordre des choses. Cette boisson-là, blanche comme la brume du matin, naît du riz seul : on l'unit au ferment noble, on la garde au tiède, et voilà qu'elle devient douce sans qu'on y ajoute rien. Ce n'est point l'alcool des banquets de victoire, non — celle-ci, même un enfant peut la boire. Réchauffe-la doucement, jamais à gros bouillons, ou tu tueras l'âme qui la sucre. Bois-la tiède, et que la douceur des dieux t'accompagne.
- •Riz cuit à la vapeur — une mesure (base sucrante)
- •Koji (riz ensemencé de moisissure noble) — une part (ferment, source de sucre)
- •Eau de source tiède — à couvrir (milieu de fermentation)
Amazake — boisson de riz fermenté des kami
Une boisson épaisse, laiteuse et naturellement sucrée, faite de riz transformé par le koji sans alcool. Tiède, elle réconforte ; on la présente aux kami avant de la boire. Sa douceur ne doit rien au sucre, tout à la magie de la fermentation du riz.
Pourquoi ce plat ? Aucune cérémonie de sanctuaire ne se concevait sans une boisson de riz offerte aux kami. Jingū, figure liée aux grands sanctuaires de Sumiyoshi et de Kashii, présidait à ces rites. L'amazake, doux et sans ivresse, évoque ces libations sacrées sous une forme que petits et grands peuvent partager.
Avant qu'une goutte ne touche mes lèvres, elle revient aux kami — ainsi va l'ordre des choses. Cette boisson-là, blanche comme la brume du matin, naît du riz seul : on l'unit au ferment noble, on la garde au tiède, et voilà qu'elle devient douce sans qu'on y ajoute rien. Ce n'est point l'alcool des banquets de victoire, non — celle-ci, même un enfant peut la boire. Réchauffe-la doucement, jamais à gros bouillons, ou tu tueras l'âme qui la sucre. Bois-la tiède, et que la douceur des dieux t'accompagne.
Ingrédients (version d’époque)
- Riz cuit à la vapeur — une mesure (base sucrante)
- Koji (riz ensemencé de moisissure noble) — une part (ferment, source de sucre)
- Eau de source tiède — à couvrir (milieu de fermentation)
Ingrédients
- Riz cuit — 200 g (base)
- Riz koji (kome-koji) — 200 g (ferment sucrant)
- Eau tiède (~60 °C) — 400 ml (fermentation)
Préparation
- Mélanger le riz cuit tiède, le koji et l'eau à environ 60 °C.
- Maintenir le mélange à 55–60 °C pendant 6 à 10 h (yaourtière, four éteint avec lampe, ou bouteille isotherme), en remuant de temps en temps.
- Quand le mélange est doux et parfumé, mixer pour une texture lisse si désiré.
- Réchauffer doucement avant de servir tiède (ne pas faire bouillir). Se conserve quelques jours au frais.
Comment on faisait : Le koji, moisissure domestiquée à partir de l'Aspergillus oryzae, est le pilier secret de toute la cuisine japonaise. Maintenu au chaud sur du riz, il transforme l'amidon en sucre : l'amazake en est la forme la plus ancienne et la plus douce, distincte du saké alcoolisé réservé, lui, aux dignitaires.
Le twist contemporain : Servi glacé en été avec une pointe de gingembre râpé : la version rafraîchissante que l'on boit aujourd'hui dans les festivals d'été (matsuri).
Empress Jingu · Charactorium