La carte de Eva Perón
Bocado de mano (bouchée que l'on tient en main, hors structure de repas, à toute heure)

Empanadas criollas au bœuf et au cumin

Street foodDocumentée🧂 🌶️moyen1 h 15

Petits chaussons de pâte garnis d'un hachis de bœuf, d'oignon fondu, d'œuf dur et d'olives, relevés de cumin et de pimentón doux, repliés en repulgue (cordon tressé) et cuits au four.

Bocado de mano (bouchée que l'on tient en main, hors structure de repas, à toute heure)

Petits chaussons de pâte garnis d'un hachis de bœuf, d'oignon fondu, d'œuf dur et d'olives, relevés de cumin et de pimentón doux, repliés en repulgue (cordon tressé) et cuits au four.

Mes chers, approchez. L'empanada, c'est le pain des humbles, et moi je viens des humbles — ne l'oubliez jamais. Chez nous on hachait la viande au couteau, jamais à la machine, et on serrait bien la garniture pour qu'aucun travailleur n'ait faim à mi-chemin de l'usine. Le secret, le voici, je vous le donne : un peu de cumin, un soupçon de pimentón, et le bord pincé treize fois pour qu'elle ne s'ouvre pas au four. On les mange à la main, comme des frères — c'est ça, le peuple à table.
Eva Perón
Ingrédients
  • Pâte de farine de blé au saindouxune fournée familiale (enveloppe)
  • Bœuf haché au couteauune bonne part (garniture principale)
  • Oignonsabondants (base fondante)
  • Cumin et pimentón douxune pincée généreuse (signature aromatique)
  • Œufs durs et olives vertesquelques-uns (garniture traditionnelle)
Comment on faisait : Dans l'Argentine d'avant le réfrigérateur, la garniture était cuite la veille puis enfermée dans la pâte, ce qui prolongeait sa conservation d'une journée — d'où le succès de l'empanada comme nourriture de voyage et de chantier. Chaque province avait son repulgue, véritable signature visuelle de la cuisinière.
Sources : Doña Petrona C. de Gandulfo, El libro de Doña Petrona (1934)